Pre­mier pays pour les de­mandes d’asile en France, et can­di­date à l’UE, l’Al­ba­nie s’est vu priée de ré­duire son émi­gra­tion. Ti­ra­na a ain­si dur­ci les pro­cé­dures pour em­pê­cher des dé­parts mo­ti­vés par la mi­sère.

La d’ho­ri­zon et d’Eu­rope

Libération - - MONDE - Par LOUIS SEILLER et GIOVANNI VALE Cor­res­pon­dance à Ti­ra­na

Coupe de foot­bal­leur et re­gard sombre, Va­len­ti­no sait qu’il est loin d’être le seul à faire ce constat. «J’aime ce pays, mais on ne peut pas y vivre»,

«C’est comme avant mon dé­part, tou­jours les mêmes sa­laires à 15 000 lekë [118 eu­ros, ndlr]. Tu ne peux rien faire avec ça», se dé­sole-t-il dans un fran­çais par­fait. Comme lui, ils sont nom­breux à avoir vou­lu fuir la mi­sère et dé­mar­rer, ailleurs, «une nou­velle vie». Entre 2011 et 2017, près de 330 000 Al­ba­nais ont quit­té le pays, soit près de 12% de la po­pu­la­tion. Beau­coup ont es-

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