21%

Libération - - MONDE -

C’est la part de nais­sances par cé­sa­rienne dans le monde en 2015. Soit un qua­si-dou­ble­ment en quinze ans, cette pro­por­tion pas­sant de 12% à 21% entre 2000 et 2015. Elle dé­passe même les 40% dans 15 pays, condui­sant les gy­né­co­logues à s’in­ter­ro­ger sur cette «épi­dé­mie» dans un dos­sier pu­blié dans The Lan­cet ven­dre­di. On es­time entre 10 % et 15 % la pro­por­tion de cé­sa­riennes ab­so­lu­ment né­ces­saires pour des rai­sons mé­di­cales. Mais 60 % des 169 pays pas­sés en re­vue se si­tuent au-des­sus de cette four­chette, tan­dis qu’un quart sont en des­sous, met­tant en dan­ger la mère et l’en­fant, re­lève l’étude ba­sée sur les chiffres de l’Or­ga­ni­sa­tion mon­diale de la san­té et de l’Uni­cef. «La forte aug­men­ta­tion des cé­sa­riennes –pour l’es­sen­tiel dans des en­vi­ron­ne­ments ai­sés et sans rai­son mé­di­cale – pose pro­blème à cause des risques as­so­ciés pour la mère et l’en­fant», sou­ligne la co­or­di­na­trice de l’étude, Mar­leen Tem­mer­mann. L’en­quête ne per­met pas d’ex­pli­quer cette hausse ver­ti­gi­neuse des cé­sa­riennes dans cer­tains pays. Elle constate tou­te­fois un lien avec le ni­veau de re­ve­nus et d’édu­ca­tion des femmes: par exemple, au Bré­sil, la pra­tique chi­rur­gi­cale concerne 54,4 % des nais­sances pour les femmes à haut ni­veau d’édu­ca­tion, contre 19,4 % pour les femmes moins édu­quées.

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