: Casque t’écoutes ? /

Mi­chael Im­pe­rio­li

Libération - - IMAGES - Wild Side,

Mal­gré une riche car­rière au ci­né­ma et à la té­lé, Mi­chael Im­pe­rio­li est sur­tout cé­lèbre pour avoir in­car­né le ne­veu de To­ny So­pra­no dans la sé­rie culte. Ce­la de­vrait chan­ger avec la pa­ru­tion de son très réus­si pre­mier livre, Wild Side (lire Li­bé­ra­tion du 30 août), un ro­man d’ap­pren­tis­sage met­tant en scène l’ami­tié d’un ado naïf et d’une étrange rock star dans le Man­hat­tan dé­glin­gué des an­nées 70. Quel est le pre­mier disque que vous avez ache­té ado­les­cent avec votre ar­gent ?

A Night at the Ope­ra de Queen. La chan­son Bo­he­mian Rhap­so­dy, qui ne res­sem­blait à rien de ce que j’avais en­ten­du, m’a tant frap­pé que j’ai été for­cé d’ache­ter l’al­bum! Je l’ai écou­té des mois au point d’en connaître chaque mot. Votre moyen pré­fé­ré pour écou­ter de la mu­sique ?

Le vi­nyle. Sa cha­leur, son contact. Il n’y a pas d’équi­valent. Le der­nier disque que vous avez ache­té ?

Low in High School de Mor­ris­sey. Sa chan­son I Bu­ry the Li­ving est un­puis­sant­ma­ni­fes­tean­ti-guerre. Où pré­fé­rez-vous écou­ter de la mu­sique ?

En face des mu­si­ciens ! Rien ne rem­place la sen­sa­tion d’une gui­tare à tra­vers un am­pli, sur­tout quand il est très puis­sant. SES TITRES FÉTICHES JI­MI HEN­DRIX

Bold as Love (1967)

THE VEL­VET UN­DER­GROUND Sweet Jane (1970)

NEIL YOUNG

Cor­tez the Killer (1975) Un disque fé­tiche pour bien dé­bu­ter la jour­née ?

Ro­meo Had Ju­liette de Lou Reed. La voix de Lou est tou­jours la bien­ve­nue dans ma mai­son. La chan­son que vous avez honte d’écou­ter avec plai­sir ? I Think I Love You de The Par­tridge Fa­mi­ly, ou Dim All the Lights de Don­na Sum­mer.

Le disque que tout le monde aime et que vous dé­tes­tez ? N’im­porte quel Pearl Jam, même si dé­tes­ter est sans doute un mot un peu trop fort. Je se­rais aus­si heu­reux de ne plus ja­mais en­tendre Thril­ler de Mi­chael Jack­son. Le disque pour sur­vivre sur une île dé­serte ?

Le live de Lou Reed Take No Pri­so­ners, pour l’in­ter­pré­ta­tion, mais aus­si parce qu’il parle au pu­blic de su­jets aus­si va­riés que Bar­bra Strei­sand ou An­dy Wa­rhol. Quelle po­chette avez-vous en­vie d’en­ca­drer chez vous comme une oeuvre d’art ? The Queen Is Dead de The Smiths, pro­ba­ble­ment le groupe qui a les plus belles po­chettes. Sa­vez-vous ce qu’est le drone me­tal ?

Je ne suis pas cer­tain, mais je sais que Me­tal Ma­chine Mu­sic de Lou Reed en est le père ou la mère. Votre plus beau sou­ve­nir de concert ?

The Smiths à New York en 1986. Mais My Bloo­dy Va­len­tine à Athens du­rant la tour­née Lo­ve­less et Miles Da­vis en 1985 à New York le suivent de près. Quel est le disque que vous par­ta­gez avec la per­sonne qui vous ac­com­pagne dans la vie? Sketches of Spain de Miles Da­vis, un disque sen­suel et mys­tique dont nous ne nous las­sons pas. Le mor­ceau qui vous rend fou de rage ?

Speed­way de Mor­ris­sey me rem­plit d’une rage re­belle, dé­bar­ras­sée de toute crainte, et The Blue Mask de Lou Reed de fu­reur contre toutes ces guerres in­sen­sées. Le der­nier disque que vous avez écou­té en boucle ? Horses de Pat­ti Smith, plus par­ti­cu­liè­re­ment la chan­son Glo­ria que j’ai dû en­tendre des cen­taines de fois mais qui sonne tou­jours par­fai­te­ment.

Le groupe dont vous au­riez ai­mé faire par­tie ?

The New York Dolls et Par­lia­ment-Fun­ka­de­lic… et pas seule­ment pour leurs fringues !

La chan­son ou le mor­ceau de mu­sique qui vous fait tou­jours pleu­rer ?

Can­dy Says joué à Brook­lyn par Lou Reed et An­to­ny [le chan­teur d’An­to­ny and the John­sons, de­ve­nu Anoh­ni, ndlr]. La voix d’An­to­ny est le mé­dium par­fait pour en­trer en contact avec l’âme per­due de Can­dy Dar­ling. Il chante avec une telle sen­si­bi­li­té que c’est presque dif­fi­cile à sup­por­ter. Su­zanne par Ni­na Si­mone est aus­si à cre­ver le coeur, mais la chan­son la plus triste du monde est sans au­cun doute Stars de la chan­teuse folk new-yor­kaise Ja­nis Ian.

Re­cueilli par ALEXIS BER­NIER

tra­duit de l’an­glais (EtatsU­nis) par Hé­loïse Es­quié, Au­tre­ment, 304 pp., 20,90 €.

HBO

L’ac­teur des So­pra­no signe un très bon pre­mier ro­man.

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