La re­traite a son­né pour Joëlle Va­lence

L'Impartial - - Les Andelys -

De la nais­sance au ci­me­tière

Joëlle Va­lence en a vu dé­fi­ler du monde dans son ser­vice trans­fé­ré de­puis 1989 sur la gauche dans le hall de la mai­rie. Il y a en­core quelques jours, elle trai­tait les nais­sances, les ma­riages, les pas­se­ports, le re­cen­se­ment mi­li­taire, les dé­bits de bois­sons, les ci­me­tières et les cartes d’iden­ti­té. « Je suis ar­ri­vée à 20 ans, j’en ai 63 mais je n’ai pas vu le temps pas­ser. Le plus dur a été de de­voir me sé­pa­rer de ma ma­chine à écrire quand nous sommes pas­sés à l’in­for­ma­tique. J’ai conser­vé ma ma­chine à la mai­son mais on ne trou­vait plus les bandes », as­sure-t-elle.

Après un ra­pide cal­cul, Joëlle est en me­sure d’af­fir­mer qu’elle a as­sis­té à plus de 800 ma­riages avec leur lot d’anec­dotes. « Lorsque j’ai com­men­cé, nous fai­sions soixante ma­riages par an, au­jourd’hui nous n’en fai­sons plus qu’une ving­taine ». Cer­tains l’ont mar­quée plus que d’autres. « Ça m’est ar­ri­vé une fois que le ma­rié dise non à deux re­prises avant de dire oui à la troi­sième ».

Dé­sor­mais à la re­traite de­puis le 1er juillet, Joëlle ne garde que de bons sou­ve­nirs. « J’ai de très bons sou­ve­nirs, des fous rires même dans le tra­vail. Il n’était pas rare que je re­çoive une fleur ou des cho­co­lats en ca­deau. Il y a trois ans je pou­vais par­tir mais je n’étais pas prête. J’ai fait un pe­tit peu de rab mais je n’en au­rai pas fait plus ».

Ma­man de deux en­fants, elle va pou­voir consa­crer du temps à sa pe­tite-fille de 3 ans en at­ten­dant la deuxième qui ar­ri­ve­ra en sep­tembre.

Elle en­tend faire de la marche, par­ti­ci­per aux ac­ti­vi­tés du Club de l’Ami­tié qu’elle fré­quente dé­jà mais aus­si vi­si­ter les ré­si­dents de la mai­son de re­traite et leur faire la lec­ture.

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