La ren­trée de la dé­pu­tée (suite)

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la na­tio­nale 14 avec des fonds is­sus de la com­mis­sion Pa­ris 24. Des en­tre­prises vien­dront alors s’ins­tal­ler et il y au­ra moins de chô­mage. J’en veux aux pré­si­dents de la Ré­gion et du Dé­par­te­ment. Le dé­par­te­ment et la ré­gion n’ont rien fait ! J’avais pour­tant pris ren­dez-vous avec M. Le­cor­nu et M. Ra­saërt au mois de fé­vrier pour fé­dé­rer les com­mer­çants, j’at­tends en­core la ré­ponse. Voi­là pour­quoi j’étais aus­si face à lui aux élec­tions lé­gis­la­tives. Il faut que les dé­par­te­ments qui n’ont pas de re­tom­bées aient au moins des contre­par­ties.

D’autres dos­siers vous tiennent à coeur ?

La dé­ser­ti­fi­ca­tion du com­merce de proxi­mi­té et plus gé­né­ra­le­ment l’ab­sence d’em­ploi me pré­oc­cupent. Rien n’est en­vi­sa­gé pour dé­ve­lop­per au­tour de l’axe rou­tier N14 l’im­plan­ta­tion d’usines ou de so­cié­tés. Ce­la tombe pour­tant sous le sens. L’un des autres plus grands han­di­caps est la fai­blesse du ré­seau SNCF. En cinq ans, le nombre d’usa­gers en gare de Gi­sors a fon­du et en se­maine, la fré­quen­ta­tion est digne d’un di­manche ma­tin !

Nous te­nons aus­si nos en­ga­ge­ments en ou­vrant une per­ma­nence à Étré­pa­gny qui se­ra prête après tra­vaux, à par­tir du sa­me­di 30 sep­tembre.

Que faire alors pour re­dy­na­mi­ser les com­merces et l’em­ploi ?

Je me suis tou­jours bat­tue pour li­mi­ter le dé­ve­lop­pe­ment des centres com­mer­ciaux dans les ter­mi­naux pa­ri­siens, à l’ins­tar de la gare Saint-La­zare. Au­to­ma­ti­que­ment, un an après l’ou­ver­ture d’un tel centre, on res­sent une perte de chiffre d’af­faires dans le com­merce de proxi­mi­té. Les per­sonnes qui tra­vaillent à Pa­ris consomment sur place. Et si tous les mois, trente à cin­quante clients font exac­te­ment la même chose, le ma­ga­sin de proxi­mi­té fi­nit par fer­mer.

Il faut faire at­ten­tion aus­si au dé­ve­lop­pe­ment un peu par­tout au­tour des villes moyennes de zones com­mer­ciales. Une fois que le cha­land est dé­pla­cé hors du centre-ville, dif­fi­cile de le faire re­ve­nir.

Dans le même es­prit à Gi­sors, c’est très bien de faire un mar­ché le di­manche. Mais pour­quoi l’avoir ré­duit aux pro­duits de bouche alors que 800 mètres plus loin, aux portes de la ville, on ouvre un grand es­pace de vente qui pro­pose des pro­duits si­mi­laires ? Pour voir les cen­tres­villes re­vivre à l’ave­nir, il en va de la res­pon­sa­bi­li­té des maires.

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