La CDCI désa­vouée, Saint-Au­bin re­joint SNA

L'Impartial - - Gaillon -

Le bon­heur des adhé­rents de « l’as­so­cia­tion pour le main­tien de Saint-Au­bin-sur-Gaillon dans la Com­mu­nau­té de com­munes Eure Ma­drie Seine » n’au­ra été que de courte du­rée. Comme nous le lais­sions en­tendre dans notre pré­cé­dente édi­tion, le Préfet de l’Eure a fait le choix de lais­ser les élus de Saint-Au­bin-sur-Gaillon quit­ter la Com. Com EMS pour re­joindre l’ag­glo ver­non­naise Seine Nor­man­die Ag­glo, pré­si­dée par Fré­dé­ric Du­ché.

Les pré­fets ne sont-ils pas, avant tout, au ser­vice des gou­ver­ne­ments en place et de leurs amis ? Il était bien naïf d’ima­gi­ner le contraire.

Bien que les membres de la CDCI aient fait le choix op­po­sé, ven­dre­di 8 sep­tembre, le préfet de l’Eure, Thier­ry Cou­dert, a confir­mé ce qu’il lais­sait en­tendre le lun­di 4 sep­tembre, mal­gré le vote dé­fa­vo­rable de la Com­mis­sion Dé­par­te­men­tale de Co­opé­ra­tion In­ter­com­mu­nale qui dé­bat­tait sur le su­jet.

Chaque par­tie ar­gu­men­tant sur le res­pect de la dé­mo­cra­tie. A l’image d’un cer­tain ré­fé­ren­dum sur l’Eu­rope, la CDCI a-t-elle lieu d’exis­ter ?

Ecoeu­rés, les adhé­rents de l’as­so­cia­tion pour le main­tien de Saint-Au­bin au sein d’EMS (AMSAC) dé­clarent : « Forts du sou­tien de 660 si­gna­taires (Saint-Au­bin-sur-Gaillon, 1.332 élec­teurs ins­crits, 617 suf­frages ex­pri­més aux der­nières lé­gis­la­tives), sommes ré­vol­tés par cette dé­ci­sion mo­ti­vée par les mys­ti­fi­ca­tions de notre mai­resse Ni­cole Drouillet et Fré­dé­ric Du­ché, pré­sident de SNA.

La dé­ci­sion du préfet va à l’en­contre des in­té­rêts de la po­pu­la­tion. Nous sommes so­li­daires des ha­bi­tants de la CCEMS avec les­quels nous avons construit un ter­ri­toire co­hé­rent et sain, au­jourd’hui dé­man­te­lé par de basses ma­noeuvres po­li­ti­ciennes. Nous n’avons ja­mais re­mis en ques­tion à Saint-Au­bin la dé­ci­sion du con­seil. Par­mi nous, fi­gurent sept an­ciens ou ac­tuels élus de la com­mune. Nous n’avons pas l’ha­bi­tude d’un tel mou­ve­ment, nous ne sommes pas des pro­fes­sion­nels de la contes­ta­tion, mais de­vant un ar­rê­té d’une telle im­por­tance et à l’in­verse de nos in­té­rêts, qui bou­le­verse nos quo­ti­diens, nous sommes plus que ja­mais mo­bi­li­sés ».

Pour­suite « jus­qu’au Par­le­ment eu­ro­péen ! »

Le groupe pro­longe : « Nous al­lons contes­ter la dé­ci­sion du préfet par tous les moyens que nous per­mettent les lois et la ju­ris­pru­dence, jusque de­vant le Par­le­ment eu­ro­péen s’il le faut. Nous af­fir­mons que Ni­cole Drouillet a men­ti de­vant les élus de la CDCI et le re­pré­sen­tant de l’Etat en pré­ten­dant que cette en­quête confir­mait que notre bas­sin de vie était Ver­non, en s’ap­puyant sur une en­quête sour­noise (elle ne di­sait pas son ob­jec­tif de sor­tie de la CCEMS) et tar­dive, faite par la mai­rie et dont nous avons les ré­sul­tats : 70 % des 120 ha­bi­tants ayant ré­pon­du, ont leur « bas­sin de vie » sur Gaillon-Au­be­voye et non pas à Ver­non. Nous sommes en pos­ses­sion de ce do­cu­ment. Nous contes­te­rons sa va­li­di­té au­près de la Com­mis­sion des son­dages de la re­pré­sen­ta­tion na­tio­nale.

Pour com­prendre ce qui nous avait éven­tuel­le­ment échap­pé, nos re­pré­sen­tants sont al­lés à la ren­contre de Fré­dé­ric Du­ché qui ne nous a don­né au­cun ar­gu­ment va­lide pour al­ler à SNA. Au contraire, il nous a confir­mé que nous conti­nue­rions à uti­li­ser les ser­vices de la CCEMS ! Que la mai­rie de Saint-Au­bin com­pen­se­rait : le peu d’éco­no­mies réa­li­sées avec un fonds de pé­réqua­tion (20 000 eu­ros) se­ra in­suf­fi­sant pour contre­ba­lan­cer le coût de tous les ser­vices, car nous se­rons « hors sec­teur ». Nous n’au­rons plus la prio­ri­té aux ser­vices cultu­rels, sportifs, so­ciaux de la CCEMS. Il nous se­ra im­pos­sible de pro­fi­ter des ser­vices de SNA à moins d’une heure de route al­ler­re­tour - alors que nous avions tout à por­tée de main… Nous al­lons payer pour ces ser­vices SNA dont nous ne bé­né­fi­cie­rons pas, et nous paie­rons une deuxième fois pour com­pen­ser les ta­rifs « hors sec­teur de la CCEMS ». La mai­rie de Saint-Au­bin-sur-Gaillon fi­nan­ce­ra-t-elle les frais de trans­port ? Qu’en pense le se­cré­taire d’Etat à la tran­si­tion éco­lo­gique ? ».

Le texte conclut : « Les ha­bi­tants de Saint-Au­bin qui nous sou­tiennent sont conster­nés par cette dé­ci­sion du con­seil mu­ni­ci­pal prise en ca­ti­mi­ni. Seuls MM. Du­ché et Le­cor­nu étaient au courant. Fré­dé­ric Du­ché, avec ses puis­sants sou­tiens dé­par­te­men­taux, nous parle de dé­mo­cra­tie… Alors que le pré­sident de la Ré­pu­blique a af­fir­mé de­vant le Con­grès en juillet der­nier qu’il fal­lait re­va­lo­ri­ser le droit de pé­ti­tion, comme la clef de voûte de la « dé­mo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive » et écou­ter les ci­toyens après avoir été élu. Fré­dé­ric Du­ché nous parle plu­tôt de la vieille po­li­tique, celle qui dé­cide par ou­kases sans consi­dé­rer l’opinion pu­blique.

Alors, nous ne nous lais­se­rons pas dé­va­li­ser !

Nous ap­pe­lons les SaintAu­bi­nois et leurs amis à pro­tes­ter sur la page Fa­ce­book de la mai­rie et à ve­nir nous sou­te­nir sur la nôtre ! ».

Con­tact : www.fa­ce­book.com/As­so­cia­tion-pour-le-main­tiende-St-Au­bin-sur-Gaillon-dans­la-Ccems

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