Développer pour WIN­DOWS 10

Win­dows 10 est dis­po­nible de­puis le 29 juillet et peut être ob­te­nu gra­tui­te­ment pour ceux qui dis­posent d’une li­cence Win­dows 7 ou Win­dows 8.1. Dans le nu­mé­ro pré­cé­dent étaient pré­sen­tés les ap­ports es­sen­tiels de Win­dows 10 au ni­veau fonc­tion­na­li­tés et in

L'Informaticien - - LA UNE - THIER­RY THAUREAUX

La gra­tui­té de Win­dows 10, pour les dé­ten­teurs de li­cences va­lides Win­dows 7 ou 8.1, est la pre­mière étape d’une stra­té­gie dont le but avoué est de faire de Win­dows 10 un sys­tème d’ex­ploi­ta­tion pré­sent sur qua­si­ment tous les sup­ports : PC, ta­blettes, smart­phones, consoles de jeux et ob­jets connec­tés. Mise en Open Source de la stack .NET, ou­ver­ture et fa­ci­li­té d’adap­ta­tion pour les ap­pli­ca­tions iOS et Li­nux, por­tage de .NET avec Mo­no, gra­tui­té et ab­sence de royal­ties pour les ou­tils de dé­ve­lop­pe­ment (Vi­sual Stu­dio Com­mu­ni­ty, Win­dows 10 SDK), ap­pli­ca­tions uni­ver­selles fonc­tion­nant sur toutes les plates-formes Win­dows 10 sans ou avec peu d’adap­ta­tion : Mi­cro­soft n’a pas fait les choses à moi­tié et veut clai­re­ment at­ti­rer la ma­jo­ri­té des dé­ve­lop­peurs.

La stack ser­veur .NET en Open Source

Lors de sa confé­rence dé­ve­lop­peurs Con­nect() en no­vembre der­nier, Mi­cro­soft avait ajou­té à son cre­do Cloud First, Mo­bile First un ajout de taille : Code First,

Open Source First. Bien que cette dé­cla­ra­tion puisse pa­raître sur­pre­nante par rap­port à la po­li­tique pas­sée de Mi­cro­soft, ce­la ne fait que confir­mer un peu plus le vi­rage stra­té­gique opé­ré de­puis l’ar­ri­vée de Sa­tia Na­del­la. La stra­té­gie d’ou­ver­ture du géant de Red­mond est de plus en plus claire, et l’édi­teur semble avoir dé­fi­ni­ti­ve­ment aban­don­né l’idée – ri­di­cule, il est vrai, dans le monde de l’in­for­ma­tique pro­fes­sion­nelle – de co­pier Apple et sa po­li­tique de pro­prié­ta­ri­sa­tion exa­cer­bée. Un vi­rage sa­lué par Jim Zem­lin, le di­rec­teur exé­cu­tif de la fon­da­tion Li­nux : « Nous ne sommes pas d’ac­cord avec tout ce que fait Mi­cro­soft et bien des pro­jets open source sont en concur­rence di­recte avec les leurs. Tou­te­fois, le nou­veau Mi­cro­soft est une en­tre­prise dif­fé­rente du point de vue de l’Open Source. Mi­cro­soft a com­pris que les mar­chés in­for­ma­tiques ont chan­gé et que les en­tre­prises ne peuvent plus na­vi­guer seules comme elles ont pu le faire… » L’Open Source n’est plus le diable pour Mi­cro­soft, mais au contraire la so­lu­tion in­con­tour­nable et le but à at­teindre. Il était temps d’ou­vrir les yeux, n’est-ce pas ?

.NET sur Mac et Li­nux

Si la mise en Open Source de toute la stack ser­veur de .NET a été l’an­nonce ma­jeure de cette confé­rence, rap­pe­lons que Mi­cro­soft avait dé­jà bien amor­cé ce vi­rage en met­tant en Open Source plu­sieurs com­po­santes de .NET – le com­pi­la­teur Ros­lyn et le fra­me­work ASP.NET, no­tam­ment. Il man­quait à la liste deux élé­ments es­sen­tiels : le run­time et le fra­me­work. C’est main­te­nant chose faite.

Le .NET Core Fra­me­work et le .NET Core Run­time sont dé­sor­mais des pro­jets open source sous li­cence MIT. Ces ver­sions Core sont le ré­sul­tat de la ré­écri­ture du .NET Fra­me­work afin de l’al­lé­ger et de le rendre plus mo­du­laire et d’en sim­pli­fier l’uti­li­sa­tion. Le but re­cher­ché est de fa­ci­li­ter les dé­ploie­ments en pa­cka­geant le run­time avec l’ap­pli­ca­tion en n’in­cluant que les bi­blio­thèques né­ces­saires, et rien de plus, ce afin d’évi­ter au maxi­mum des pro­blèmes de com­pa­ti­bi­li­té sous d’autres en­vi­ron­ne­ments. La vo­lon­té du géant de Seat­tle est claire : por­ter of­fi­ciel­le­ment Fra­me­work et Run­time sous Mac et Li­nux. Le rap­port de force semble avoir chan­gé en fa­veur des par­ti­sans du Libre, qu’on se le dise ! Le code de la stack est dis­po­nible sur GitHub à l’adresse

https://github.com/ Mi­cro­soft/dot­net.

Com­pi­la­tion croi­sée de­puis Vi­sual Stu­dio 2015

Mi­cro­soft ai­me­rait bien que la com­mu­nau­té Mo­no – rap­pe­lons que le projet Mo­no a pour but le por­tage du .Net sous Unix/Li­nux – de­vienne au plus vite l’un des prin­ci­paux contributeurs du por­tage en Open Source du fra­me­work, sur­tout en ce qui concerne la par­tie cross-plat­form (com­pi­la­tion croi­sée). L’édi­teur a dé­jà dé­mon­tré qu’il était pos­sible de dé­bug­ger en pas-à-pas une ap­pli­ca­tion ASP.NET s’exé­cu­tant dans un conte­neur Do­cker sous Li­nux de­puis Vi­sual Stu­dio 2015. Mi­cro­soft a bien pré­ci­sé que c’était la stack ser­veur (ASP.NET Web Tools, ASP.NET Li­bra­ry, .NET Core Fra­me­work, .NET Core Run­time et Ros­lyn) qui était dé­sor­mais en Open Source et cross-plat­form, et non la stack client. En ef­fet, WPF (Win­dows Pre­sen­ta­tion Foun­da­tion) et les WinForms res­tent, pour le mo­ment du moins, en­core liés à Win­dows.

Un nou­veau standard de dé­ve­lop­pe­ment

L’ou­ver­ture du code de .NET pour­rait per­mettre à Mi­cro­soft de faire de son fra­me­work un vé­ri­table standard de dé­ve­lop­pe­ment pour de nom­breux en­vi­ron­ne­ments, et c’est bien évi­dem­ment le but re­cher­ché par l’édi­teur. Les dé­ve­lop­peurs vont dé­sor­mais pou­voir, avec le .NET, créer des ap­pli­ca­tions pour Win­dows mais aus­si pour Li­nux et Mac OS X. Évi­dem­ment, il n’est pas to­ta­le­ment sûr qu’Apple « joue le jeu ». Sa po­li­tique de fer­me­ture presque to­tale, que ce soit au ni­veau ap­pli­ca­tif ou ma­té­riel, est loin de ga­ran­tir ce­la. L’im­por­tant est que cette fa­çon de pen­ser ne soit plus du tout d’ac­tua­li­té pour Mi­cro­soft. Une page se tourne, comme lorsque Sun avait ou­vert ses tech­no­lo­gies – en com­men­çant par Ja­va. L’ou­ver­ture concerne sur­tout les tech­no­lo­gies dites .NET Core. Celles- ci com­portent le .NET CLR – le run­time, élé­ment de base per­met­tant l’exé­cu­tion des ap­pli­ca­tions .NET –, le JIT (Just- In-Time Com­pi­ler), prin­cipe de com­pi­la­tion « à la vo­lée » for­te­ment ins­pi­ré de Ja­va, le Gar­bage Col­lec­tor (GC, ou ra­mas­se­miettes dans la langue de Rous­seau) ain­si que les bi­blio­thèques de base et les fra­me­works de plus haut ni­veau ( Web, da­ta et API). Seuls les com­po­sants ser­veur sont concer­nés pour l’ins­tant par cette ou­ver­ture. Les mo­dules clients comme WPF et Win­dows Forms,

spé­ci­fiques à la pla­te­forme Win­dows, ne font pas par­tie de cette mise à l’Open Source. Ce­la ne sau­rait sans doute tar­der, mais peut être Mi­cro­soft sou­hai­tet-il se gar­der en­core quelque temps un champ ré­ser­vé ? Il est vrai que les élé­ments pré­ci­tés étaient, pour ain­si dire, qua­si­ment prêt à bas­cu­ler du bon cô­té de la force (l’Open Source bien sûr), le pro­ces­sus étant en­ga­gé de­puis dé­jà quelque temps.

Open Source et .NET Foun­da­tion

De par le pas­sage de la stack .NET en open source, la com­mu­nau­té va dé­sor­mais de­ve­nir le maillon es­sen­tiel à son évo­lu­tion. La .NET Foun­da­tion doit donc faire évo­luer en consé­quence son mo­dèle de gou­ver­nance. Elle a an­non­cé la créa­tion d’un conseil consul­ta­tif qui siè­ge­ra aux cô­tés du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion et veille­ra à l’im­pli­ca­tion de l’en­semble de la com­mu­nau­té en s’as­su­rant qu’elle reste bien « in­for­mée des dé­ci­sions sur les orien­ta­tions fu­tures ain­si que sur l’état de san­té de l’éco­sys­tème .NET » . La stack ser­veur .NET se­ra donc pla­cée sous la gou­ver­nance de la .NET Foun­da­tion. Celle- ci hé­berge au mo­ment où nous écri­vons ces lignes un peu plus d’une tren­taine de pro­jets ou­verts par Mi­cro­soft et aux­quels la com­mu­nau­té des dé­ve­lop­peurs peut avoir ac­cès. Nous sommes très loin de la « phi­lo­so­phie » de l’an­cien CEO de Mi­cro­soft, Steve Ball­mer, qui consi­dé­rait ou­ver­te­ment l’open source comme un en­ne­mi et le com­pa­rait à… un can­cer. Il est vrai que son rêve était sans doute de de­ve­nir un clone d’Apple – mais il ne peut y avoir qu’un Apple, c’est dé­jà bien as­sez – sa stra­té­gie se li­mi­tant sou­vent à com­pa­rer le chiffre glo­bal des deux so­cié­tés, en ou­bliant un peu trop que Mi­cro­soft était beau­coup mieux im­plan­té dans le monde du dé­ve­lop­pe­ment et de l’en­tre­prise. Tout ce­la a, fort heu­reu­se­ment, bien chan­gé, avec entre autres la créa­tion d’une en­ti­té dé­diée, Open Tech­no­lo­gies, ou celle de la Co­deP­lex Foun­da­tion – re­bap­ti­sée Ou­terCurve – et sur­tout grâce aux tra­vaux de Mi­cro­soft au­tour de Li­nux sur Azure. L’ou­ver­ture in­dé­niable, bien que tar­dive, de Mi­cro­soft à l’Open Source a été ac­cueillie as­sez fa­vo­ra­ble­ment par la com­mu­nau­té. Jim Zem­lin, le pa­tron de la Li­nux Foun­da­tion, a ain­si dé­cla­ré : « Mi­cro­soft est en train de se ré­in­ven­ter en ré­ac­tion à un monde di­ri­gé par les lo­gi­ciels open source et le dé­ve­lop­pe­ment col­la­bo­ra­tif et dé­montre son en­ga­ge­ment en­vers les dé­ve­lop­peurs via de nom­breux moyens comme l’an­nonce au­tour de .NET. Nous ne sommes pas en ac­cord avec tout ce que fait Mi­cro­soft et nombre de pro­jets open source sont des concur­rents di­rects de ses pro­duits. Tou­te­fois, le nou­veau Mi­cro­soft que nous voyons au­jourd’hui est as­su­ré­ment ce­lui d’une en­tre­prise dif­fé­rente vis- à- vis de l’Open Source. » Le ci­ment semble prendre, et il pa­raît peu pro­bable que Mi­cro­soft fasse marche-ar­rière sur ce point après tant de dé­cla­ra­tions et d’en­ga­ge­ments, au risque de pas­ser pour peu sé­rieux et de ré­veiller la mé­fiance des dé­ve­lop­peurs.

Exit les dé­ca­lages entre Mo­no et .NET

Les dé­ve­lop­peurs .NET pou­vaient dé­jà faire tour­ner du code .NET sur d’autres en­vi­ron­ne­ments que Win­dows grâce à Mo­no, l’im­plé­men­ta­tion Open Source du fra­me­work dé­ve­lop­pée no­tam­ment par Mi­guel de Ica­za dans les la­bos de No­vell. Rap­pe­lons au pas­sage que Mi­guel de Ica­za a for­te­ment contri­bué à l’ou­ver­ture de .NET Core et à son uti­li­sa­tion fu­ture sous Li­nux et Mac OS X. Ce­la né­ces­si­tait néan­moins d’en­tre­te­nir deux bases de codes sé­pa­rées, ce qui n’était pas vrai­ment op­ti­mal. La com­mu­nau­té Mo­no de­vait donc ré-im­plé­men­ter à chaque fois le .NET car au­cune im­plé­men­ta­tion Open Source n’exis­tait. Comme l’a men­tion­né Im­mo Land­werth, res­pon­sable de la tech­no­lo­gie .NET, sur un blog du msdn ( http:// blogs.msdn.com/ b/dot­net/ar­chive/2014/11/12/net-core-is-open-source. aspx) : « La meilleure fa­çon de bâ­tir une so­lu­tion mul­ti plates-formes est de développer une stack unique, de fa­çon col­la­bo­ra­tive. Et la meilleure fa­çon de le faire est de la pla­cer dans l’Open Source. » Mo­no 4.0 se rap­proche des com­po­sants .NET li­vrés par Mi­cro­soft sous li­cence open source et est uti­li­sé par les so­lu­tions de pro­gram­ma­tion de Xa­ma­rin. Il sup­porte le lan­gage C# 6.0 qui est uti­li­sé par dé­faut. Par­mi les autres op­ti­mi­sa­tions ap­por­tées à Mo­no, il faut ci­ter la pos­si­bi­li­té d’uti­li­ser des nombres flot­tants co­dés

en 32 bits – qui a de meilleures per­for­mances qu’en 64 bits – et l’amé­lio­ra­tion du gar­bage col­lec­tor, SGen.

Mo­no et Xa­ma­rin

Mo­no 4.0 se­ra com­pa­tible uni­que­ment avec le .NET 4.5. Exit la ré­tro­com­pa­ti­bi­li­té avec les fra­me­works .NET 2.0, 3.5 et 4.0. C’est le prix à payer pour un chan­ge­ment de cap aus­si ra­di­cal, mais ce­la ne de­vrait pas po­ser trop de sou­cis pour adap­ter le code exis­tant. Il pro­pose éga­le­ment le sup­port des ma­chines Po­werPC64 LE, ser­veurs Po­wer8 de nou­velle gé­né­ra­tion fonc­tion­nant sous Li­nux. Rap­pe­lons que Mo­no est uti­li­sé par Xa­ma­rin pour ses so­lu­tions de dé­ve­lop­pe­ment desk­top et mo­biles (Win­dows, OS X, An­droid et iOS). La so­cié­té est par ailleurs membre de la .NET Foun­da­tion.

Vi­sual Stu­dio Com­mu­ni­ty Edi­tion

La ver­sion Com­mu­ni­ty de Vi­sual Stu­dio 2015 est gra­tuite et peut être em­ployée li­bre­ment pour les dé­ve­lop­peurs in­dé­pen­dants, les pro­jets open source, la re­cherche et l’en­sei­gne­ment uni­ver­si­taire, les for­ma­tions et même les pe­tites équipes pro­fes­sion­nelles. Elle pro­pose une ver­sion com­plète de l’EDI en vue de fa­ci­li­ter l’ac­cès aux tech­no­lo­gies .NET et de fa­vo­ri­ser le dé­ve­lop­pe­ment d’ap­pli­ca­tions à par­tir du fra­me­work dans un en­vi­ron­ne­ment mul­ti plates-formes. Cette édi­tion Com­mu­ni­ty bé­né­fi­cie éga­le­ment des pos­si­bi­li­tés d’ex­ten­sions de Vi­sual Stu­dio et peut donc intégrer dif­fé­rents mo­dules, comme Xa­ma­rin, mais aus­si VS Gal­le­ry, Tools for Uni­ty, Node.JS Tools for VS ou en­core Web Es­sen­tials for VS. Il au­rait été étrange, après avoir mis la stack .NET en open source, de ne pas al­ler jus­qu’au bout en ne pro­po­sant pas une ver­sion à la fois « full » et gra­tuite de l’EDI phare de Mi­cro­soft ; et de lais­ser les dé­ve­lop­peurs se dé­brouiller avec un Vi­sual Stu­dio Express li­mi­té ou un clone open source tel que SharpDe­ve­lop. Vi­sual Stu­dio Express a néan­moins sa ver­sion 2015, mais conti­nue­ra-t-il à exis­ter ?

Le Win­dows 10 Soft­ware De­ve­lop­ment Kit

Le Win­dows 10 SDK per­met de créer ce que Mi­cro­soft ap­pelle des « apps » UWP (Uni­ver­sal Win­dows Plat­form). Ces ap­pli­ca­tions sont dites uni­ver­selles car elles fonc­tionnent sur les di­verses fa­milles de ma­chines Win­dows 10 : Win­dows Desk­top, Win­dows Iot Core, Win­dows Mo­bile et même Xbox. Ce con­cept, in­tro­duit chez Mi­cro­soft avec Win­dows 8.1, est éten­du avec Win­dows 10. La di­ver­si­té des pla­tes­formes est bien plus grande, avec pour cha­cune des dif­fé­rences no­tam­ment en termes de gra­phisme (écrans, den­si­té de pixels…). Chaque fa­mille pos­sède son API spé­ci­fique, en plus de l’API com­mune à toutes. Les dé­ve­lop­peurs peuvent bien sûr dé­fi­nir des fonc­tion­na­li­tés propres à une plate-forme don­née s’ils le sou­haitent. Des si­mu­la­teurs four­nis avec Vi­sual Stu­dio per­mettent de vi­sua­li­ser son ap­pli­ca­tion sur ces dif­fé­rents pé­ri­phé­riques. Ce n’est pas un moindre avan­tage pour nous, pauvres

pro­gram­meurs : développer un seul code – avec quelques mo­dules spé­ci­fiques – pour tous les en­vi­ron­ne­ments Win­dows 10. Après l’échec des Sur­face

sous Win­dows RT, jus­te­ment à cause de la qua­si-in­exis­tence d’ap­pli­ca­tions pour ce sys­tème, Mi­cro­soft a ti­ré la bonne le­çon : les ap­pli­ca­tions sont le nerf de la guerre. En fa­ci­li­ter la créa­tion et le dé­ploie­ment de­vrait at­ti­rer les dé­ve­lop­peurs et, du coup, en­core plus d’uti­li­sa­teurs.

Win­dows 10 IoT sur Rasp­ber­ry Pi 2

Win­dows 10 pour les ter­mi­naux mo­biles de­vrait être dis­po­nible avant la fin de l’an­née. Les consoles de jeux Xbox One au­ront droit à leur ver­sion de l’OS en no­vembre. Les Rasp­ber­ry Pi 2 n’ont pas été ou­bliés. Mi­cro­soft a confir­mé son in­té­rêt pour cette plate-forme en met­tant à dis­po­si­tion Win­dows 10 IoT Core, la ver­sion al­lé­gée de son sys­tème d’ex­ploi­ta­tion pour l’In­ter­net des ob­jets. Il est dis­po­nible gra­tui­te­ment en té­lé­char­ge­ment. Li­vré avec de nom­breux ou­tils de dé­ve­lop­pe­ment, il offre une prise en charge de plu­sieurs cartes mère, dont le Rasp­ber­ry Pi 2 et le Min­nowBoard Max. Win­dows 10 IoT Core ap­porte plu­sieurs amé­lio­ra­tions et nou­veau­tés, dont une meilleure prise en charge de Py­thon et Node.js, un con­ver­tis­seur de l’ana­lo­gique vers le nu­mé­rique (ADC), l’amé­lio­ra­tion des per­for­mances pour le Rasp­ber­ry Pi 2 et la prise en charge d’UWP. De nom­breux exemples de code et des vi­déos mon­trant com­ment créer des ap­pli­ca­tions sont dis­po­nibles sur la page GitHub de Mi­cro­soft. Pour développer des ap­pli­ca­tions pour Win­dows 10 IoT, vous de­vez dis­po­ser d’un PC sous Win­dows 10 et de Vi­sual Stu­dio 2015 (Com­mu­ni­ty, Pro­fes­sio­nal, En­ter­prise ou Express pour Win­dows 10). Vous pou­vez développer des apps Win­dows 10 sur un poste Win­dows 8.1, mais vous n’au­rez pas ac­cès (pour l’ins­tant du moins) à toutes les fonc­tion­na­li­tés comme le de­si­gner et le dé­ploie­ment. Vous pou­vez té­lé­char­ger de nom­breux

exemples de code à l’adresse http://ms-iot. github.io/content/en-US/win10/StartCo­ding.htm. Il faut bien pen­ser, lors de la créa­tion d’une ap­pli­ca­tion « from scratch », à in­clure une ré­fé­rence vers le SDK Win­dows 10 IoT Core. Ce­la vous per­met­tra no­tam­ment d’uti­li­ser les élé­ments du na­mes­pace Gpio, très utiles pour les I/O ( En­trées/ Sor­ties) du Rasp­ber­ry. Une ap­pli­ca­tion, Wat­cher, per­met de voir ce qui se passe sur les mi­cro- or­di­na­teurs Win­dows 10 IoT Core d’un ré­seau, avec leur IP et leur nom de ma­chine. C’est d’au­tant plus pra­tique que vos Rasp­ber­ry ne pos­sé­de­ront cer­tai­ne­ment pas tous un écran, en fonc­tion de leur tâche. Cô­té dé­ploie­ment, il est pos­sible de s’ap­puyer sur l’in­té­gra­tion com­plète du dé­ve­lop­pe­ment pour IoT/ Rasp­ber­ry Pi 2. En clair, vous dé­ve­lop­pez sous Vi­sual Stu­dio 2015 ou avec un autre IDE, et dans ce cas avec le Win­dows Stan­da­lone SDK for Win­dows 10, et vous dé­ployez votre ap­pli­ca­tion sur le Rasp­ber­ry en pres­sant la touche F5. Le dé­bo­gage est lui aus­si dis­po­nible de­puis Vi­sual Stu­dio.

Win­dows 10 et le XAML

Le lan­gage XAML (eX­tens ible Ap­pli­ca­tion Mar­kup Lan­guage) est un lan­gage dé­cla­ra­tif dé­ve­lop­pé pour les be­soins des sys­tèmes d’ex­ploi­ta­tion Mi­cro­soft – de­puis Vis­ta – per­met­tant la des­crip­tion de don­nées struc­tu­rées. C’est ce que l’on ap­pelle un dia­lecte XML. Il per­met l’ins­tan­cia­tion à l’exé­cu­tion d’ob­jets is­sus des plates-formes .NET – dès la 3.0. Le prin­cipe est de sé­pa­rer la dé­cla­ra­tion des ob­jets d’un pro­gramme du code sous-ja­cent. Le XAML in­clut éga­le­ment des fonc­tion­na­li­tés de ma­ni­pu­la­tion d’ob­jets en trois di­men­sions. Mi­cro­soft a es­sayé de sim­pli­fier un peu le XAML et quelques amé­lio­ra­tions lui ont été ap­por­tées.

Re­la­ti­vePa­nel Un nou­veau contrôle de type conte­neur ap­pa­raît, Re­la­ti­vePa­nel. Ce­lui- ci im­plé­mente un style de layout (agent de po­si­tion­ne­ment) dé­fi­ni par les re­la­tions avec et entre ses « en­fants » (sous- contrôles). Des At­ta­ched Pro­per­ties – une bonne quin­zaine – per­mettent de po­si­tion­ner les en­fants entre eux et le Re­la­ti­vePa­nel avec ses en­fants. Voi­ci un exemple d’uti­li­sa­tion d’un Re­la­ti­vePa­nel, en XAML, ti­ré du msdn : Vous pou­vez consul­ter le Guide des apps UWP (Uni­ver­sal Win­dows Plat­form) à l’adresse : https://msdn.mi­cro­soft.com/ li­bra­ry/ win­dows/ apps/dn894631.aspx.

Adap­ti­veT­rig­ger

L’Adap­ti­veT­rig­ger per­met de ma­ni­pu­ler une vue en fonc­tion de la taille de la fe­nêtre de fa­çon bien plus simple que sous Win­dows 8.1, et ce uni­que­ment en XAML. Ce prin­cipe de po­si­tion­ne­ment, ain­si que le pré­cé­dent (Re­la­ti­vePa­nel), est dé­jà connu et uti­li­sé dans des bi­blio­thèques gra­phiques comme Qt pour C++ et Py­thon ain­si qu’en dé­ve­lop­pe­ment iOS et An­droid. Il per­met une grande sou­plesse de po­si­tion­ne­ment pour la créa­tion d’in­ter­faces gra­phiques dynamiques.

SplitView

Ce contrôle fa­ci­lite la créa­tion de me­nus en per­met­tant d’ajou­ter ai­sé­ment un pan­neau la­té­ral aux ap­pli­ca­tions. Les pro­prié­tés in­con­tour­nables de ce contrôle sont IsPa­neO­pen (boo­léen) pour ou­vrir ou fer­mer le me­nu, Pa­neP­la­ce­ment ( Right/Left) afin de dé­ter­mi­ner de quel cô­té ap­pa­raî­tra le me­nu, OpenPa­neLength pour sa taille, Dis­playMode pour choi­sir le mode d’af­fi­chage (In­line, Over­lay et Com­pact In­line ou Over­lay). Bien d’autres amé­lio­ra­tions ont été ap­por­tées au XAML, comme le da­ta­bin­ding com­pi­lé. L’idée est de pré­pa­rer les ap­pels liés au da­ta­bin­ding lors de la com­pi­la­tion afin d’amé­lio­rer – consi­dé­ra­ble­ment – les per­for­mances. Ce­la per­met, de sur­croît, de voir des er­reurs à la com­pi­la­tion qui n’au­raient si­non été dé­cou­vertes qu’à l’exé­cu­tion – ce qui est beau­coup moins bien. Vi­sual Stu­dio doit néan­moins connaître le type des ob­jets liés aux contrôles gra­phiques afin de gé­né­rer le code né­ces­saire aux da­ta­bin­dings. ✖

Si vous ne sa­vez pas en­core com­ment ob­te­nir gra­tui­te­ment Win­dows 10, al­lez faire un tour à l’adresse https://www.mi­cro­soft.com/fr-fr/win­dows/win­dows-10-up­grade

An­nonce de Scott Gu­thrie, Exe­cu­tive Vice Pre­sident Cloud et En­tre­prise Group

de Mi­cro­soft, à la confé­rence Con­nect de no­vembre der­nier.

La .NET Foun­da­tion fait évo­luer son

mo­dèle de gou­ver­nance afin de s’adap­ter au pas­sage de la stack en Open Source.

La plate-forme de dé­ve­lop­pe­ment Xa­ma­rin per­met­tait dé­jà d’écrire

des apps di­rec­te­ment en C# pour les sys­tèmes iOS, An­droid, Win­dows, Mac et Li­nux grâce à Mo­no.

Il est pos­sible de té­lé­char­ger VS Com­mu­ni­ty Edi­tion

à l’adresse https://www.vi­sual­stu­dio.com/ fr-fr/pro­ducts/vi­sual-stu­dio-com­mu­ni­ty-vs.aspx

Les dif­fé­rentes fa­milles de ma­chines Win­dows 10.

Le mi­cro-pro­ces­seur Rasp­ber­ry Pi 2 n’a pas été ou­blié par Mi­cro­soft,

loin s’en faut.

Vous pou­vez té­lé­char­ger les ou­tils de dé­ve­lop­pe­ment Win­dows 10 à l’adresse https://dev.win­dows.com/

en-us/down­loads .

L’ou­til in­dis­pen­sable de dé­ve­lop­pe­ment d’ap­pli­ca­tions Win­dows 10 : Vi­sual Stu­dio 2015.

Un exemple de fe­nêtre avec me­nu la­té­ral créé avec un Splitview.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.