LA FIN DES CONFI­GU­RA­TIONS FI­GÉES SUR 5 ANS, UN BIEN COMME UN MAL

L'Informaticien - - POSTE DE TRAVAIL -

L’un des points faibles de Dell sur le marché des PC était son in­ca­pa­ci­té chronique à sa­voir main­te­nir une confi­gu­ra­tion – avec un cer­tain type de pro­ces­seurs, de carte gra­phique, etc. – sur plu­sieurs

an­nées. « Lorsque nous ache­tons des PC, ce­la si­gni­fie que nous nous en­ga­geons à ac­qué­rir un nombre d’uni­tés d’un mo­dèle en par­ti­cu­lier sur un nombre d’an­nées don­né. Car, quand on est un groupe comme Ip­sos, chan­ger de PC ne si­gni­fie pas que nous al­lons rem­pla­cer d’un coup tous les PC de nos fi­liales. Mais comme Dell change son ma­té­riel tous les six mois, il n’était pas pos­sible de confi­gu­rer un mas­ter de l’OS et des ap­pli­ca­tions en­core uti­li­sables au bout de six mois, puisque les pi­lotes d’ori­gine n’étaient plus com­pa­tibles avec le ma­té­riel li­vré après coup » , ex­plique ain­si Vincent Rouyère. Il se fé­li­cite que ce ne soit plus le cas : « Les fa­bri­cants d’élec­tro­nique pro­posent enfin des pi­lotes gé­né­riques, qui savent s’adap­ter à n’im­porte quelle gé­né­ra­tion de leurs contrô­leurs. Win­dows est à pré­sent lui-même ca­pable de dé­cou­vrir lors de l’ins­tal­la­tion

qu’il n’a pas les pi­lotes les plus adap­tés et d’al­ler cher­cher ceux qui conviennent sur In­ter­net » , dit-il. Néan­moins, cette si­tua­tion pose pro­blème sur le long terme : « Un mas­ter trop vieux, avec trop de pi­lotes an­ciens, va de fait mettre beau­coup plus de temps à s’ins­tal­ler ; ce qui va ra­len­tir la pro­duc­tion. La bonne pra­tique consiste donc à pro­duire ré­gu­liè­re­ment des mas­ters à jour. Cette dif­fi­cul­té est ce­pen­dant com­pen­sée par le fait qu’on n’a plus be­soin de te­nir compte d’un ma­té­riel en par­ti­cu­lier » , té­moigne-t-il. Re­vers de la mé­daille, le DSI n’est plus vrai­ment maître des lo­gi

ciels qui s’ins­tallent sur ses ma­chines. « La mise à jour au­to­ma­tique, via le Cloud, per­met d’ob­te­nir des postes plus stables, sans rien de spé­ci­fique à main­te­nir. Mais l’as­pect né­ga­tif est que l’on peut se re­trou­ver su­bi­te­ment, sur tous les postes et sans crier gare, avec un usage dif­fé­rent. C’est no­tam­ment ce qui nous est ar­ri­vé lorsque Mi­cro­soft a dé­ci­dé de rem­pla­cer du jour au len­de­main le lo­gi­ciel de com­mu­ni­ca­tion Lync par Skype » , re­grette Vincent Rouyère !

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