Sto­ckage cloud : des ser­vices en pleine mu­ta­tion

Un casse- tête pour la DSI : comment bien choi­sir le Cloud au­quel on ac­cor­de­ra toute sa confiance

L'Informaticien - - SOMMAIR -

TOUT LE MONDE UTI­LISE À TITRE PRI­VÉ OU PRO­FES­SION­NEL UN SER­VICE DE STO­CKAGE DANS LE CLOUD. L’ES­PACE DE STO­CKAGE EST LE PA­RA­MÈTRE LE PLUS ÉVIDENT POUR COM­PA­RER CES SER­VICES. NÉAN­MOINS BIEN D’AUTRES CRI­TÈRES DOIVENT ÊTRE CONSI­DÉ­RÉS POUR CHOI­SIR LE CLOUD AU­QUEL ON AC­COR­DE­RA TOUTE SA CONFIANCE.

Qui n’a pas au­jourd’hui un compte de sto­ckage dans le Cloud ? Que ce soit Mi­cro­soft OneD­rive, qui s’ac­tive par dé­faut à l’ins­tal­la­tion de Win­dows 10, Google Drive si utile pour en­voyer de gros fi­chiers avec Gmail ou en­core des ser­vices spé­cia­li­sés comme Drop­box, Box, sans ou­blier iCloud, cher aux fans des pro­duits à la Pomme. Une étude Sta­tis­ta éva­lue à 1,8 mil­liard le nombre d’uti­li­sa­teurs de ce type de ser­vices ! En se ba­sant sur un dé­compte des ap­pels d’API via sa plate- forme, l’amé­ri­cain CloudRAIL place Drop­box comme l’ou­til le plus fré­quem­ment uti­li­sé près de 50 % des ap­pels. Po­si­tion­né comme l’ou­til de ré­fé­rence pour le grand pu­blic, le pure player ca­li­for­nien de­vance Google Drive et OneD­rive qui pointe en troi­sième po­si­tion avec 15,3 % des ap­pels, de­vant Box à 10,5 %. Si ces chiffres ne sont qu’une vue par­tielle du mar­ché, ils montrent bien que le duo Google/ Mi­cro­soft n’a pas to­ta­le­ment ava­lé le mar­ché du sto­ckage de fi­chiers dans le Cloud. In­ter­nautes et en­tre­prises uti­lisent tou­jours des ser­vices al­ter­na­tifs en dé­pit d’offres com­mer­ciales par­ti­cu­liè­re­ment alléchantes. Ain­si, aux par­ti­cu­liers, Mi­cro­soft pro­pose 5 Go hé­ber­gés gra­tui­te­ment et 1 To pour un abon­né Of­fice 365. Les pro­fes­sion­nels dis­posent de 1 To pour 50 € HT par an. Cô­té Google, on n’est pas en reste avec 15 Go d’es­pace de sto­ckage gra­tuit puis 100 Go à 1,99 € par mois, 1 To à moins de 10 eu­ros. Pour­tant, face à ces poids lourds du Cloud, les pure players sont tou­jours là et conti­nuent à in­no­ver pour at­ti­rer des uti­li­sa­teurs. Alexandre Ci­pria­ni, Res­pon­sable de l’offre Of­fice 365 en en­tre­prise chez Mi­cro­soft sou­ligne : « Nous avons en­vi­ron 100 mil­lions d’uti­li­sa­teurs dans la sphère grand- pu­blic aux­quels s’ajoutent les 85 mil­lions

d’uti­li­sa­teurs d’Of­fice 365 En­tre­prise. Si, pour le plan Of­fice 365 E1, le vo­lume de sto­ckage est de 1 To, tous les plans Of­fice 365 su­pé­rieurs com­prennent un sto­ckage illi­mi­té. Notre po­si­tion est qu’il ne faut plus se sou­cier d’une li­mite de la taille du sto­ckage. Le sto­ckage n’est plus une fin en soit mais un moyen de tra­vailler de ma­nière col­la­bo­ra­tive qui, doit avant tout s’ins­crire dans les ap­pli­ca­tions mé­tier » . Ve­nu du grand pu­blic, Drop­box a fê­té ses 500 mil­lions d’uti­li­sa­teurs en mars 2016. Avec une sim­pli­ci­té d’uti­li­sa­tion qui fait fi­gure de ré­fé­rence dans le do­maine et 2 Go of­ferts, l’Amé­ri­cain draine un grand nombre d’uti­li­sa­teurs et de plus en plus d’en­tre­prises. Il est pos­sible de por­ter l’es­pace de sto­ckage à 1 To avec un compte Drop­box Plus à moins de 10 eu­ros par mois tan­dis que les en­tre­prises peuvent bé­né­fi­cier de l’illi­mi­té pour 15 € par mois et par uti­li­sa­teur. Son ri­val de tou­jours, Box, a adop­té une dé­marche un peu dif­fé­rente puisque si un par­ti­cu­lier peut ou­vrir un compte Box In­di­vi­dual avec 10 Go gra­tuits, la marque fait beau­coup d’ef­forts pour at­ti­rer les en­tre­prises et Box af­fiche de belles ré­fé­rences comme Proc­ter & Gamble, Ge­ne­ral Elec­tric. Sch­nei­der Elec­tric, Whirl­pool, par­mi ses grands clients. Si l’es­pace de sto­ckage pro­po­sé dans chaque for­fait est le cri­tère de com­pa­rai­son le plus évident, la course au gi­ga­oc­tet est dé­sor­mais ache­vée. De­vant les abus, Mi­cro­soft a mis fin à l’illi­mi­té sur ses for­faits per­son­nels et les four­nis­seurs ont po­sé des li­mites à leurs ser­vices. Si re­la­ti­ve­ment peu de four­nis­seurs sup­portent eux- mêmes des clients Li­nux, tous sont dis­po­nibles sur An­droid et iOS, que ce soit sur ta­blette ou smart­phone ain­si que sous Win­dows et Mac OS X. Dé­sor­mais, c’est sur la ri­chesse fonc­tion­nelle que les four­nis­seurs cherchent à faire la dif­fé­rence. Strea­ming des vi­déos, ou­tils de vi­sua­li­sa­tion et par­fois d’édi­tion comme Drop­box Pa­per et bien sûr les ou­tils d’édi­tion en ligne de Google et Mi­cro­soft.

De l’ou­til d’échange de don­nées à la vé­ri­table « da­ta­room »

Néan­moins, pour sé­duire les grandes en­tre­prises, les four­nis­seurs de ser­vices de sto­ckage cloud doivent

« Il est né­ces­saire pour une DSI d’avoir un contrôle car quand une en­tre­prise opte pour le Cloud, elle perd toute vi­si­bi­li­té sur sa plate- forme »

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