COPEEKS : LORAWAN ET CA­Mé­RAS DANS LES CHAMPS

L'Informaticien - - LA FRENCH TECK -

Si l’agri­cul­ture connec­tée connaît une forte crois­sance au­jourd’hui, ce n’est pas sur ce seg­ment que Copeeks se po­si­tionne. La so­cié­té de Gwé­naël Le Lay vise plu­tôt un mar­ché plus spé­cia­li­sé, moins concur­ren­tiel, ce­lui de l’agri­cul­ture de pré­ci­sion. « L’idée est de dé­ployer des sys­tèmes nu­mé­riques et élec­tro­niques dans les ex­ploi­ta­tions de sorte à col­lec­ter à dis­tance des don­nées qui ne sont pas ou dif­fi­ci­le­ment col­lec­tables au­jourd’hui en agré­geant une masse d’in­for­ma­tions qu’elles soient vi­suelles, so­nores ou is­sues de cap­teurs » , ex­plique le fon­da­teur de cette start- up in­cu­bée à la Tech­no­pole de Lan­nion. Agré­ga­tion, voi­ci le terme clé. Là où de nom­breuses so­cié­tés ne s’ap­puient que sur un type de re­le­vés, Copeeks ré­pond à des be­soins spé­ci­fiques en termes de cap­teurs, en y ajou­tant des don­nées image, vi­déo et bien­tôt so­nores. Son pro­duit, un boî­tier com­mu­ni­cant équi­pé d’une carte élec­tro­nique em­bar­quant mi­cro­pro­ces­seur, GPS, di­vers connec­teurs pour s’in­ter­fa­cer avec les cap­teurs et carte ré­seau. L’ap­pa­reil com­mu­nique via LoRaWAN ain­si qu’en 3G/ 4G ou en Wi­Fi pour les vi­déos et les images, ac­ti­vés uni­que­ment le temps de l’en­voi. L’au­to­no­mie est dans ce sec­teur une des prin­ci­pales de­mandes des clients. Il s’agit tout de même de rem­pla­cer la col­lecte d’in­for­ma­tion en pré­sen­tiel. La du­rée de la bat­te­rie dé­pend de la fré­quence des re­le­vés. « Nous avons dé­ve­lop­pé un mo­dule de ges­tion de l’éner­gie qui va in­di­qué l’état de charge de la bat te­rie, qui pour­ra être ali­men­té so i t p ower b a nk ou mo­dule so­laire. » Quant aux cap­teurs, ils sont in­té­grés à la de­mande du cl i ent , se l on ses be­soins. Soit un pro­duit mo­du­lable qui per­met de ras­sem­bler sur une même in­ter­face ces agré­gats de don­nées . Les­di ts cap­teurs – pré­sence, hu­mi­di­té, tem­pé­ra­ture… – sont ache­tés au­jourd’hui sur éta­gère chez des fa­bri­cants spé­cia­li­sés en agro­no­mie. Fin mai, une ving­taine de boî­tiers était dé­ployée, prin­ci­pa­le­ment pour de la culture, mais aus­si l’éle­vage. Les clients de Copeeks sont de grands groupes dé­si­reux de faire du sui­vi de culture sur de nou­velles se­mences ou de com­por­te­ment d’ani­maux en éle­vage par exemple ou en­core de surveiller la pré­sence de nui­sibles ou de ma­la­dies. Ce fai­sant, puisque nous par­lons de contrôle à dis­tance, nous avons de nou­veau af­faire à une so­lu­tion SaaS. L’heure de « ré­veil » du boî­tier, le type de don­nées col­lec­tées, la fré­quence des re­le­vés, tout se pa­ra­mètre de­puis un por­tail web. Ce­lui- ci af­fiche d’ailleurs les don­nées col­lec­tées, re­le­vés de tem­pé­ra­ture ou d’hy­gro­mé­trie sous forme de gra­phique ain­si que les pho­tos et les vi­déos, boî­tier par boî­tier. Pour au­tant, si Copeeks pro­pose ef­fec­ti­ve­ment cette in­ter­face web per­met­tant de vi­sua­li­ser les don­nées des boî­tiers, Gwé­naël Le Lay re­con­naît qu’il ne s’agit pas du coeur de mé­tier de son en­tre­prise. Une API per­met d’ailleurs d’ex­ploi­ter les don­nées sur des lo­gi­ciels d’ana­lyse plus pous­sés. Néan­moins le di­ri­geant de Copeeks n’ex­clut pas de dé­ve­lop­per cette di­men­sion da­ta vi­sua­li­sa­tion si les clients en sont sa­tis­faits. No­tons que la pe­tite équipe as­semble les boî­tiers el­le­même mais songe à in­dus­tria­li­ser. Elle vise 500 ap­pa­reils dé­ployés d’ici à 2019. ❍

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