DiGiTT : le TOEFL du numérique

Les tests de com­pé­tences sur le numérique sont nom­breux. Peu d’entre-eux sont gé­né­ra­listes et un seul ap­porte une cer­ti­fi­ca­tion re­con­nue par l’État : le DiGiTT. S’il concerne sur­tout les étu­diants, il est éga­le­ment une autre éva­lua­tion, non-cer­ti­fiante, t

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Les cer­ti­fi­cats re­la­tifs aux TIC sont nom­breux, mais ne concernent gé­né­ra­le­ment qu’un do­maine spé­ci­fique : droit, vente, culture, mar­ke­ting, jour­na­lisme, bu­reau­tique… Il en est un ce­pen­dant qui aborde le numérique et ses en­jeux de ma­nière gé­né­rale : le DiGiTT. « Ce­lui- ci me­sure et cer­ti­fie le ni­veau de com­pé­tences nu­mé­riques d’une per­sonne » , nous ex­plique Pierre Ma­thieu, le di­rec­teur gé­né­ral d’Al­ter­na­tive Di­gi­tale, la société à l’ori­gine de ce test lan­cée en 2015 par Anne-Laure Vincent, ex-DG de AuFe­mi­nin et de Mar­mi­ton. Cette éva­lua­tion cer­ti­fiante se dé­roule en salle, dans des condi­tions d’exa­men, avec une heure et de­mi au maxi­mum pour ré­pondre à un QCM de 100 ques­tions au­tour de neuf grands en­jeux du numérique sub­di­vi­sés en 50 com­pé­tences. « On part du plus large – est- ce que je com­prends les en­jeux – au plus pré­cis – est- ce que je sais uti­li­ser les ou­tils » , dé­crit le di­rec­teur gé­né­ral. Ain­si, lorsque l’éva­lua­tion in­ter­roge sur le col­la­bo­ra­tif, on au­ra aus­si bien à ré­pondre à des ques­tions sur les fonc­tion­na­li­tés de Skype for Bu­si­ness, avec par exemple une cap­ture d’écran et une in­ter­ro­ga­tion sur ce que fait tel bou­ton, que sur les risques de sé­cu­ri­té pe­sant sur la mise en place d’ou­tils col­la­bo­ra­tifs en en­tre­prise. Un plus sur le mar­ché de l’em­ploi At­ten­tion, il s’agit jusque-là de la cer­ti­fi­ca­tion DiGiTT, uti­li­sée prin­ci­pa­le­ment à des sor­ties d’études se­con­daires, avec pour prin­ci­paux clients des écoles. « Un TOEIC du di­gi

tal » , pour re­prendre les termes de Pierre Ma­thieu. Les étu­diants en fin de cur­sus ont alors un cer­ti­fi­cat prou­vant leurs com­pé­tences dans tels ou tels do­maines et leur maî­trise des en­jeux du numérique, tou­jours utile à ar­bo­rer de­vant des re­cru­teurs. Mais DiGiTT dé­signe éga­le­ment un autre pro­duit d’Al­ter­na­tive Di­gi­tale, non cer­ti­fiant cette fois- ci et plu­tôt tour­né vers les en­tre­prises. Le test n’est pas pas­sé dans des condi­tions d’exa­men, il peut l’être de­puis n’im­porte quel ter­mi­nal au sein de l’en­tre­prise. Tou­te­fois, il est plus ou moins iden­tique à l’éva­lua­tion cer­ti­fiante avec moins de ques­tions, une qua­ran­taine. Dans le cas de ce test non- cer­ti­fiant, les en­tre­prises qui le de­mandent peuvent avoir des ques­tions contex­tua­li­sées à leurs branches, ac­ti­vi­tés et ou­tils. Pour la société qui em­ploie la G Suite de Google, on tes­te­ra les com­pé­tences liées à cette so­lu­tion plu­tôt qu’à Of­fice 365 par exemple. « On réa­lise tou­jours un tra­vail de per­son­na­li­sa­tion du test pour chaque en­tre­prise,

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