Le da­ta ma­na­ge­ment à l’hon­neur

NE DITES PLUS STOCKAGE OU BA­CKUP, NI ARCHIVAGE. LES ÉDI­TEURS DE SO­LU­TIONS RE­VIENNENT TOUS À LA GES­TION DES DON­NÉES OU DA­TA MA­NA­GE­MENT : UN REVIVAL DU CONCEPT D’IN­FOR­MA­TION LIFECYCLE MA­NA­GE­MENT ( ILM) ET DE HIERARCHICAL STO­RAGE MA­NA­GE­MENT ( HSM). DE NOUVEA

L'Informaticien - - SOMMAIRE - BER­TRAND GARé

Le mar­ke­ting des édi­teurs de so­lu­tions de stockage a pen­dant un temps mis sous le bois­seau des concepts comme l’ILM ou le HSM. Avec la crois­sance qua­si ex­po­nen­tielle des don­nées dans les en­tre­prises, ils y re­viennent en pro­po­sant des so­lu­tions de ges­tion des don­nées avan­cées. Pour­quoi ? « La crois­sance des don­nées non struc­tu­rées, soit au moins deux tiers des don­nées créées, pose un pro­blème : à un mo­ment, tous les ou­tils, comme le tie­ring ou d’autres, su­bissent un im­pact par le dé­pla­ce­ment des don­nées sur les temps de ré­ponses et la per­for­mance » , ré­pond Ga­briel Cha­her, vice- pré­sident Glo­bal Mar­ket De­ve­lop­ment de Quan­tum. Il ajoute : « Le seul ca­pable de dire quoi, quand et qui doit conser­ver la don­née est l’uti­li­sa­teur fi­nal, le pro­prié­taire de la don­née. Les so­lu­tions doivent aus­si per­mettre d’ap­por­ter de l’in­tel­li­gence à la don­née. » Quan­tum a ain­si an­non­cé un par­te­na­riat avec Da­ta­fra­me­works et sa suite Cla­ri­ty Now ! sur sa so­lu­tion Ex­cel­lis. La so­lu­tion réa­lise une ana­lyse de l’en­semble des don­nées non struc­tu­rées et les re­monte pour les grou­per in­tel­li­gem­ment. L’uti­li­sa­teur fi­nal ne voit qu’un tag vir­tuel pla­cé dans des contai­ners, des bu­ckets vir­tuels. Ain­si, la so­lu­tion sait où se trouve le fi­chier dé­pla­cé dans la base de Da­ta­fra­me­works et ré­in­dexe à la vo­lée. La so­lu­tion n’est pas dans le che­min des don­nées, ce qui per­met des re­cherches ra­pides. L’in­ter­face gra­phique au­to­ma­tise les concepts de HSM et d’ILM en les ap­pli­quant aux don­nées non struc­tu­rées.

Ap­por­ter de la vi­si­bi­li­té sur les res­sources de stockage

Un autre pro­blème est la sous- uti­li­sa­tion chro­nique des équi­pe­ments de stockage. Une étude Quo­cir­ca réa­li­sée pour le compte de Nutanix in­dique que le taux d’uti­li­sa­tion de ce type d’équi­pe­ment tourne au­tour de 34 % ! En étant gé­né­reux, ce­la veut dire que près de 60 % des res­sources ache­tées dans les en­tre­prises sont in­uti­li­sées. S’il convient de conser­ver des marges de ma­noeuvre pour évi­ter les in­ci­dents, il se­rait in­té­res­sant de voir quel est le bon ni­veau à conser­ver pour évi­ter le gâ­chis. Les édi­teurs de so­lu­tion de ges­tion des don­nées sont bien conscients de ce pro­blème et visent à ap­por­ter des so­lu­tions re­don­nant une vi­si­bi­li­té sur les en­vi­ron­ne­ments de stockage pour op­ti­mi­ser leur uti­li­sa­tion. Là en­core le vieux concept, le SRM cette fois, re­vient à l’hon­neur. Kom­prise, une jeune en­tre­prise amé­ri­caine, vise à ré­soudre les prin­ci­paux pro­blèmes des en­tre­prises sur la mo­bi­li­té des don­nées et la vi­si­bi­li­té sur le stockage avec un lo­gi­ciel com­bi­nant su­per­vi­sion et ana­ly­tique pour four­nir une so­lu­tion d’op­ti­mi­sa­tion et de

ré­duc­tion de coûts des res­sources de stockage. Un agent ob­ser­va­teur pla­cé sur une grille, re­liée à la console cen­trale, suit les don­nées lors­qu’elles tran­sitent par la plate- forme de Kom­prise sans être sur le che­min pri­maire des don­nées ce qui au­rait pu avoir des im­pacts sur la per­for­mance ou la sé­cu­ri­té. Le lo­gi­ciel s’in­tègre avec le stockage exis­tant et crée un lien entre le stockage pri­maire et se­con­daire. Sans base cen­tra­li­sée, la so­lu­tion évo­lue fa­ci­le­ment en scale out. La so­lu­tion réa­lise en­suite la com­po­si­tion d’agré­gats à la vo­lée pour une pre­mière ana­lyse puis vient un deuxième stade en ana­lyse avan­cée pour pré­co­ni­ser et au­to­ma­ti­ser des dé­pla­ce­ments de don­nées vers le sup­port le plus ap­pro­prié et la ré­par­ti­tion de charge. La so­lu­tion tra­vaille par cycle ré­cur­rent avec des points de contrôle pour rec­ti­fier les er­reurs.

Vir­tua­li­ser pour mieux gé­rer

Dans une ap­proche si­mi­laire, Ap­tare est un édi­teur qui élar­git son ac­tion à l’en­semble de l’in­fra­struc­ture in­for­ma­tique à par­tir d’une console cen­tra­li­sée et col­lecte les don­nées sans agent. Là en­core, la so­lu­tion réa­lise des ana­lyses sur les don­nées col­lec­tées. La prin­ci­pale dif­fé­rence est de pro­po­ser aus­si les re­la­tions d’in­ter­ac­tions entre les dif­fé­rents com­po­sants de l’in­fra­struc­ture pour ali­gner les be­soins mé­tier et l’in­for­ma­tique. Les fonc­tions ana­ly­tiques sont très puis­santes et per­mettent des re­cherches très pré­cises en « drill down » sur chaque élé­ment de l’in­fra­struc­ture. Strong­box a en­ri­chi ses so­lu­tions d’une suite de ges­tion des don­nées qui se pré­sente comme une couche de vir­tua­li­sa­tion du stockage exis­tant et se place comme le centre de contrôle au- des­sus des so­lu­tions en place. L’édi­teur ne rem­place donc rien, mais ré­sout les ques­tions de vi­si­bi­li­té sur le stockage en ré­cu­pé­rant les mé­ta­don­nées, en les clas­si­fiant puis en les ana­ly­sant pour pro­po­ser la meilleure so­lu­tion de stockage. La so­lu­tion em­barque un ou­til de re­cherche pour re­trou­ver fa­ci­le­ment don­nées ou fi­chiers. Strong­Box uti­lise aus­si des élé­ments de ma­chine lear­ning pour au­to­ma­ti­ser les opé­ra­tions de stockage. Les règles sont ap­pli­quées sur un pool in­tel­li­gent de res­sources de stockage qui peut re­grou­per des élé­ments dif­fé­rents dans un seul en­semble lo­gique. L’uti­li­sa­teur n’écrit donc pas sur un ap­pa­reil, mais dans un es­pace lo­gique de règles. L’ajout de nou­veaux ma­té­riels se réa­lise sim­ple­ment par l’ajout d’un nou­veau tag de mé­ta­don­nées. Si ce ma­té­riel rem­place un autre plus an­cien, la mi­gra­tion des don­nées est au­to­ma­tique vers le nou­veau ma­té­riel de ma­nière trans­pa­rente pour l’uti­li­sa­teur, qui ne voit que la lo­ca­li­sa­tion ha­bi­tuelle. Le nou­veau ma­té­riel hé­rite de plus de l’en­semble des règles ap­pli­quées au pool in­tel­li­gent. Le lo­gi­ciel com­prend aus­si des ou­tils ana­ly­tiques qui per­mettent un sui­vi en temps réel des opé­ra­tions de stockage et de lan­cer des ac­tions dy­na­miques de mou­ve­ment et de pro­tec­tion des don­nées, se­lon les règles mises en oeuvre à tra­vers les prin­ci­paux en­vi­ron­ne­ments de stockage exis­tants, que ce soit sur site ou dans le Cloud. Ain­si, plus que de sim­ple­ment sto­cker les don­nées, les édi­teurs et en­tre­prises re­cherchent des so­lu­tions leur ap­por­tant une vi­si­bi­li­té com­plète sur les don­nées mais aus­si sur les res­sources de stockage pour op­ti­mi­ser leur mou­ve­ment et ré­duire les coûts en pla­çant les don­nées sur le sup­port le plus adap­té. Ce­la va jus­qu’à la dé­lé­tion des don­nées. Con­trai­re­ment à une croyance par­fois bien ins­tal­lée, on peut aus­si sup­pri­mer des don­nées, mais pas n’im­porte les­quelles, pas n’im­porte quand et sur­tout pas par n’im­porte qui ! Un re­tour vers le pas­sé bien­ve­nu. ❍

« Les so­lu­tions doivent aus­si per­mettre d’ap­por­ter de l’in­tel­li­gence à la don­née » Ga­briel Cha­her, vice- pré­sident Glo­bal Mar­ket De­ve­lop­ment de Quan­tum

Le lo­gi­ciel de Kom­prise est une so­lu­tion d’op­ti­mi­sa­tion et de ré­duc­tion de coûts des res­sources de stockage.

La console cen­tra­li­sée d’Ap­tare col­lecte les don­nées sans agent.

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