Le cours de la­pin

Lire - - Bd - Le­wis TROND­HEIM

Al­lé­luia ! Le fa­meux La­pi­not est de re­tour de par­mi les morts après une bonne dou­zaine d’an­nées d’ab­sence, et, plus fort que le ro­que­fort, ne voi­là-t-il pas que ce pre­mier al­bum (oups, par­don: « livre », mais en car­ton­né-cou­leurs de qua­ran­te­huit pages) des « Nou­velles aven­tures de La­pi­not » sort, non pas chez Dar­gaud, mais aux édi­tions de L’As­so­cia­tion – pri­vées, il est vrai, de Jean-Ch­ris­tophe Me­nu. That’s life.

Comme le titre l’in­dique obli­geam­ment, nous sommes de­vant un vé­ri­table ex­po­sé phi­lo­so­phique, pré­sen­té sous forme dia­lo­gique, dans la grande tra­di­tion grecque, quoique des­si­né en pe­tits Mi­quets (Pla­to, alias Plu­to). Comme d’ha­bi­tude l’au­teur (un cer­tain Trond­heim) est dans tous ses per­son­nages et, comme il le dit lui-même, il est « de la vieille école » . Une preuve par­mi d’autres lorsque Richard lance : « Per­sonne n’est vrai­ment res­pon­sable de rien » , La­pi­not ré­pond: « Il est hors de ques­tion que je sois d’ac­cord avec cet état d’es­prit. » Dans ces condi­tions, à la ques­tion po­sée en qua­trième de cou­ver­ture : « Peut-on sau­ver le monde quand on chausse du 88 ? » , il est hors de ques­tion qu’on ré­ponde au­tre­ment que : « Non. Et alors ? » P.O.

HH Un monde un peu meilleur par Le­wis Trond­heim, 48 p., L’As­so­cia­tion, 13 €

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