En conflit avec le FMI

L'Obs - - Économie -

— « Nous ne de­vons pas un dol­lar au FMI, alors ils n’ont pas à condi­tion­ner notre éco­no­mie », a dé­cla­ré Jorge Ca­pi­ta­nich, le chef de ca­bi­net ar­gen­tin ac­cu­sant l’ins­ti­tu­tion fi­nan­cière d’avoir dé­clen­ché, en 2001, « la pire crise éco­no­mique, fis­cale et fi­nan­cière de l’his­toire argentine ». Entre le FMI et le gou­ver­ne­ment néo-pé­ro­niste, les ponts sont cou­pés de­puis l’élec­tion de Cris­ti­na Fernán­dez de Kirch­ner en 2007. Dans un ré­cent rap­port, les ex­perts de Wa­shing­ton contestent en bloc la po­li­tique éco­no­mique de la troi­sième puis­sance d’Amé­rique la­tine et pré­disent une « dé­cé­lé­ra­tion éco­no­mique pro­non­cée en 2014 » . Sans avoir pu réa­li­ser d’au­dit sur le ter­rain, ils es­timent à 0,5% seule­ment le taux de crois­sance en 2014. En cause : « Les po­li­tiques ma­croé­co­no­miques conti­nuel­le­ment ex­pan­sives qui ont don­né lieu à un fort ni­veau d’in­fla­tion et à une di­mi­nu­tion des ré­serves of­fi­cielles de de­vises. » Trop de dé­fi­cit pu­blic fi­nan­cé par la planche à billets? Se­lon le FMI, qui as­so­cie les stra­té­gies argentine et vé­né­zue­lienne dans un même re­jet, l’in­fla­tion de­vrait at­teindre 35% en 2014.

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