Pé­diatre ou gé­né­ra­liste ?

L'Obs - - Téléphones Rouges - Sté­phane Des­mi­chelle

Pi­qué au vif. Le Con­seil na­tio­nal pro­fes­sion­nel de la Pé­dia­trie (CNPP), re­grou­pant les ins­tances pé­dia­triques, a ré­agi à la der­nière re­quête de MG France, le pre­mier syn­di­cat de mé­de­cins gé­né­ra­listes. Il ré­clame la créa­tion d’un sta­tut de mé­de­cin ré­fé­rent de l’en­fant, res­pon­sable de son sui­vi et de la co­or­di­na­tion des soins. A l’ori­gine, un ras-le-bol. Ce­lui de ré­cu­pé­rer des en­fants dont ils ne connaissent pas le dos­sier, les pé­diatres n’as­su­rant pas la per­ma­nence des soins. Con­crè­te­ment, la pé­dia­trie pour­rait être consi­dé­rée comme une spé­cia­li­té. « Au­jourd’hui, en France, 80% des en­fants sont exclusivement sui­vis par leur mé­de­cin gé­né­ra­liste », ar­gu­mente le Dr Claude Lei­cher, pré­sident de MG France… De leur cô­té, les pé­diatres se plaignent d’être trop peu nom­breux. « En France, il y a un pé­diatre pour 6 000 en­fants alors que la moyenne en Eu­rope est d’un pé­diatre pour 2 000 », com­mente le Pr Bri­gitte Cha­brol, pré­si­dente de la So­cié­té fran­çaise de Pé­dia­trie. Un dan­ger pour la san­té de l’en­fant se­lon le CNPP qui ex­plique qu’en Grande-Bre­tagne, le mo­dèle de soins, re­po­sant exclusivement sur le mé­de­cin gé­né­ra­liste, est re­mis en cause afin de ré­duire la « sur­mor­ta­li­té évi­table » consta­tée chez les en­fants de 0 à 14 ans par rap­port à la France. Sur le fond, tout le monde est d’ac­cord : c’est la san­té de l’en­fant qui prime et il faut une sy­ner­gie har­mo­nieuse entre les deux pro­fes­sions. Le dé­bat a au moins le mé­rite de sou­le­ver une ques­tion cru­ciale : que pro­pose la stra­té­gie na­tio­nale de san­té pour un par­cours de soins de l’en­fant co­hé­rent et équi­table ? amai­gris­santes, des trai­te­ments contre le can­cer, les troubles de l’érec­tion, le rhume, la ma­la­ria ou en­core des pro­duits an­ti­cho­les­té­rol.

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