On re­fait le match… à coups de barres de fer !

L'Obs - - Politique -

« Fin­ki­gate » à un tweet aus­si ra­geur que le « fu­ckF­rance » de la pe­tite co­pine de Sa­mir Nas­ri tout juste éjec­té par Di­dier Des­champs. Les stades de foot et l’Aca­dé­mie ont en tout cas un point com­mun : la sau­va­ge­rie. Car le bor­del iden­ti­taire rend dingue. Près de Saint-Etienne, deux équipes de football ama­teur se sont ain­si af­fron­tées à coups de barres de fer après un match. D’un cô­té, le club de Saint-An­thème, 736 ha­bi­tants, dans la val­lée de l’Ance, créé il y a trois gé­né­ra­tions, dont le pa­tron, Di­dier Quinchon, est « ren­tré au pays » , comme il le dit, après dix ans d’exil à Saint-Etienne, à 40 ki­lo­mètres de là. Des « sou­chiens » comme on dé­nomme au­jourd’hui les « Fran­çais de souche ». De l’autre, l’As­so­cia­tion des Jeunes Cha­pel­lois, des jeunes is­sus d’un quar­tier d’An­dré­zieux-Bou­théon, tout près de SaintE­tienne. Des « non-sou­chiens ». Alors que la Cha­pelle me­nait 2 à 0, tout est par­ti en vrille. « Ils se sont dé­chaî­nés­dans­les­gra­din­set­de­vant­les­tade » , as­sure Di­dier Quinchon. « On n’était pas les seuls à se battre », ré­torque un Cha­pel­lois, qui, après une ti­rade de Jean- Claude Bour­din fus­ti­geant les « sau­vages » sur RMC, a été ap­pe­lé en catastrophe par toute sa fa­mille, af­fo­lée. « Au­dé­part, ilyaeu­de­sin­sultes ra­cistes, des cris de singe, pour­suit le sup­por­ter. Et même un “rase ta barbe”. »

Le Bon Dieu ou au moins la Bonne Mère s’ar­rê­te­ra à nou­veau à Chi­non, le 31 mai pro­chain. Le « Pè­le­ri­nage pour la France » (« Pé­lé » pour les in­times) y dé­marre sur les traces de Jeanne d’Arc pour re­joindre l’île Bou­chard, un vil­lage à vingt ki­lo­mètres de là, où la Vierge est ap­pa­rue après-guerre dans le tran­sept de l’église. L’évé­ne­ment n’a pas été en­core clas­sé « mi­racle », mais, en 2001, il a été re­con­nu « fait mys­té­rieux » par l’ar­che­vêque. Ce qui a fait grim­per le nombre de pè­le­rins de 3500 à… 100000 par an. Le « Pé­lé pour la France » croit avoir trou­vé la source du mal fran­çais: « LaF­ran­ce­va­mal­parce qu’elle est dé­chris­tia­ni­sée. » Sur l’af­fiche, une Vierge au sou­rire com­pa­tis­sant en­joint aux fi­dèles : « Dites aux pe­tits en­fants de prier pour la France car elle en­agrand­be­soin. »

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