Les sor­cières contre-at­taquent

Alors qu’An­ge­li­na Jo­lie res­sus­cite l’en­ne­mie de la Belle au bois dor­mant, un étrange sab­bat em­brase nos écrans, pe­tits et grands

L'Obs - - Arts-Spectacles - FA­BRICE PLISKIN

suc­com­ber à la ma­lé­dic­tion du pla­ce­ment pro­duit, s’écrient même « Ba­len­ciaaa­gaaaa ! » , avant de brû­ler en en­fer.

Dans la sé­rie « Witches of East End », Mme Beau­champ (Ju­lia Or­mond) est une sor­cière im­mor­telle et mo­no­pa­ren­tale. Ajou­tez à ce­la une fer­ti­li­té sans hi­ver et sans PMA. « Sa­vez-vous com­biende fois j’ai­don­né la­viea­vant­qu’ils in­ventent la­pé­ri­du­rale ? Oule sa­von ? » Res­pect pour Mme Beau­champ. Sa fille bi­blio­thé­caire, In­grid Beau­champ (Ra­chel Bos­ton), ajoute avec l’hu­mour et l’élo­quence du pus­sy po­wer : « Vous n’avez­qu’un­seul­su­per­pou­voir : c’est­vos seins. » Ci­tons aus­si les sé­ries « The Ori­gi­nals » ou « Slee­py Hol­low » où, en­core une fois, la sor­cière s’érige comme une fi­gure éman­ci­pa­trice, fé­mi­niste, dont l’em­ploi per­met à des co­mé­diennes de tout âge de re­trou­ver des rôles à Hol­ly­wood. A l’heure où, dit-on, le pu­blic de la pop et de la geek­cul­ture se fé­mi­nise, la sor­cière se­rait-elle la ver­sion fé­mi­nine du su­per­hé­ros ? Et com­bien de temps le spec­ta­teur contem­po­rain, avide d’éga­li­té et de pa­ri­té, de­vra-t-il at­tendre, avant d’en­tendre un Ma­gne­to ou un Bat­man s’écrier : « Ba­len­ciaaa­gaaa ! » ?

A gauche, An­ge­li­na Jo­lie.

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