France-Té­lé s’em­pêtre dans Byg­ma­lion

L'Obs - - Téléphones Rouges - Vé­ro­nique Grous­sard

« J’ai scan­né men­ta­le­ment tout ce qu’onm’a fait si­gner pour vé­ri­fier qu’on nem’a ja­mais pié­gé », dit un an­cien di­ri­geant de France-Té­lé pé­riode Ca­ro­lis (pho­to). L’homme fait ré­fé­rence aux contrats si­gnés à cette époque en fa­veur de Byg­ma­lion, la so­cié­té créée par Bas­tien Millot, an­cien dir’com de France-Té­lé. « On at­tend “le Canard en­chaî­né” le­mar­di après-mi­di avec in­quié­tude » , té­moigne un di­ri­geant ac­tuel. Une vraie mé­fiance s’est même ins­ti­tuée en in­terne de­puis l’interview de Ré­my Pfim­lin au « Monde », le 6 juin: le pré­sident de la té­lé pu­blique s’y ex­pli­quait sur la re­con­duc­tion de deux contrats de Byg­ma­lion. Pour solde de tout compte, sem­blait-il dire… sauf que, juste après, « le Canard » ex­hu­mait un 3e contrat de 180 000 eu­ros en fa­veur de BM Con­sul­ting, une autre so­cié­té de Millot! Cer­tains ana­lysent ce contrat comme l’in­dem­ni­té de dé­part de France-Té­lé du com­mu­ni­cant après trois ans de pré­sence. Les membres de la garde rap­pro­chée de Pfim­lin, dont la plu­part n’étaient pas au par­fum, n’ont guère ap­pré­cié la dé­cou­verte. Ac­tuel­le­ment, un au­dit est donc me­né sur l’en­semble des fi­liales pour vé­ri­fier qu’il n’y a pas d’autres sur­prises plan­quées. Ses ré­sul­tats de­vraient être com­mu­ni­qués aux ad­mi­nis­tra­teurs. En re­vanche, avant de re­ti­rer la pré­sen­ta­tion de l’émission « Des Ra­cines et des Ailes » à Ca­ro­lis, Pfim­lin avait consul­té la de­mi-dou­zaine de cadres qui l’en­tourent. Ceux-ci avaient ju­gé, à l’una­ni­mi­té, qu’il y avait ur­gence à se sé­pa­rer de Ca­ro­lis.

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