Mer­ci les fron­deurs !

L'Obs - - Politique - J. M.

Jus­qu’au bout il a guet­té un énième mau­vais tour des dé­pu­tés fron­deurs, ses en­ne­mis de l’in­té­rieur. Comme c’est la règle chaque an­née, Bru­no Le Roux (pho­to) re­met­tait en jeu, mar­di 1er juillet, son man­dat de pré­sident du groupe so­cia­liste à l’As­sem­blée na­tio­nale. Mais, au fi­nal, au­cun d’entre eux n’a osé l’af­fron­ter en duel. Mieux en­core, per­sonne n’a eu l’ou­tre­cui­dance de de­man­der un vote et de contre­ve­nir à la tra­di­tion qui veut que l’ac­cla­ma­tion soit le mode de désignation des so­cia­listes en cas de can­di­da­ture unique. C’est donc par une longue salve d’ap­plau­dis­se­ments que le dé­pu­té de Seine-Saint-De­nis a été re­con­duit dans ses fonc­tions. Mer­ci qui ? « Mer­ci les fron­deurs ! » raille Le Roux. Pour ce fi­dèle de Fran­çois Hollande, « ils n’ont pas pré­sen­té de can­di­dat parce qu’ils sa­vaient qu’ils al­laient se prendre une tôle » . Sur­tout, « ils ont so­li­da­ri­sé tout le groupe contre eux et donc au­tour du pré­sident ac­tuel » . Ré­sul­tat: ni can­di­dat fron­deur ni autre can­di­dat du tout, alors que cer­tains membres in­fluents du groupe, tel l’ex-mi­nistre Phi­lippe Mar­tin, ont pu un mo­ment être ten­tés. Le Roux peut, en­fin, goû­ter un bref mo­ment d’ac­cal­mie.

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