Top 10 des sé­ries les plus ad­dic­tives

L'Obs - - Dossier -

— 24 heures chro­no. La sé­rie ma­trice. Ou comment perdre tout in­té­rêt pour l’exis­tence – à quoi bon le Mon­dial? – tant que vous ne sau­rez pas si Jack Bauer s’en sort? « 24 », c’est un concept, qui a chan­gé la face des sé­ries en 2001. Le res­sort de l’ad­dic­tion? Un ir­ré­sis­tible compte à re­bours jus­qu’à la ré­vé­la­tion fi­nale.

— Lost. Plus char­gée en re­bon­dis­se­ments qu’un kan­gou­rou sous Ri­ta­line, la sé­rie de J. J. Abrams swingue sur une cho­ré­gra­phie tem­po­relle aus­si éla­bo­rée qu’un pas de Ma­ca­re­na – en avant, en ar­rière, sur le cô­té. En mul­ti­pliant les énigmes, elle dé­cuple la dé­pen­dance.

— Ga­meofT hrones. L’oeuvre qui ré­vèle votre po­ten­tiel ma­so. Vos per­son­nages pré­fé­rés meurent, vous êtes sous le choc, vous vous ré­vol­tez et… vous en re­de­man­dez. Comme 20 mil­lions d’autres sou­mis dans le monde...

— Scan­dal. L’équa­tion rail de coke + fraises Ta­ga­da. La créa­tion de Shon­da Rhimes, la ma­man de « Grey’s Ana­to­my », fu­sionne re­tour­ne­ments de si­tua­tion à la pelle et rou­lages de pelles dans toutes les si­tua­tions. Un tem­po dé­bri­dé, jusque dans le dé­bit des dia­logues: aux US, on appelle ça le « Scan­dal Pace » (le rythme « Scan­dal »).

— Pri­son Break. Un concept aus­si ef­fi­cace que pé­ris­sable: cha­cune des ten­ta­tives d’éva­sion de Mi­chael Sco­field, Map­py ta­toué sur le dos, fait s’en­vo­ler notre ten­sion ar­té­rielle. Mais une fois que la grande éva­sion a eu lieu, res­tent trois sai­sons… que per­sonne n’a vues.

— The Lef­to­vers. Plus ad­dic­tive que la piña co­la­da du Ma­cum­ba, la pe­tite der­nière de la chaîne HBO va élec­tri­ser votre été. L’his­toire? Un beau ma­tin, 2% de la po­pu­la­tion mon­diale dis­pa­raît mys­té­rieu­se­ment. Au scé­na­rio, Da­mon Lin­de­lof, qui s’y connaît en adré­na­line: c’est un an­cien de « Lost »…

— Brea­king Bad. La sé­rie mise en abyme: vous êtes ad­dict à une sé­rie qui parle de mé­tham­phé­ta­mine à chaque épi­sode. Et puis, im­pos­sible de lâ­cher la main d’un hé­ros dont on vous a an­non­cé, dès les pre­mières mi­nutes, qu’il al­lait y pas­ser.

— Da­mages. Le truc, c’est de mon­trer la fin au dé­but et de vous lais­ser ima­gi­ner comment une pim­pante avo­cate se re­trouve ma­cu­lée de sang dans son un ap­part new-yor­kais. Un « fla­sh­for­ward » (« bond en avant ») qui ga­ran­tit un sus­pense de bon aloi.

— T rueD etec­tive. Certes, on a le pal­pi­tant à 3000 de­vant le dé­jà culte plan­sé­quence de l’épi­sode 4: un tra­vel­ling de

six mi­nutes! Mais, sur­tout, on est ac­cro aux sor­ties ly­ri­co-ni­hi­listes du hé­ros. Et à son en­quête. Le scé­na­riste Nic Piz­zo­lat­to en convient: « Je vou­lais juste mon­trer deux types qui causent dans un­ma­ga­sin de­dough­nuts. Pour pou­voir vendre ça, j’ai ra­jou­té un se­rial killer. »

— HowI M etyour­mo­ther. Nu­nuche à sou­hait. N’em­pêche, pour sa­voir qui se cache der­rière le titre (« Comment j’ai ren­con­tré votre mère »), on est prêt à éclu­ser toutes les fausses pistes. Dans une autre vie, les scé­na­ristes de « HIMYM » (neuf sai­sons tout de même!) ont dû in­ven­ter la ma­chine à pinces de la fête fo­raine qui re­lâche tou­jours au mo­ment fa­ti­dique le nou­nours en po­ly­es­ter…

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