Les Coen font leur ci­né­ma

Ils ont trois ans d’écart, causent par ono­ma­to­pées, sont ob­sé­dés par les “pan­cakes” et ont co­si­gné seize films, dont deux gran­dioses : “Far­go” et “The Big Le­bows­ki”. Quel est le se­cret de leur al­chi­mie ?

L'Obs - - Arts-Spectacles - PAR FRAN­ÇOIS FO­RES­TIER

Les Coen bro­thers aiment les cons. Ils les col­lec­tionnent. Puis ils les mettent dans des films, et écrivent leurs scé­na­rios en les pla­çant dans des si­tua­tions im­pos­sibles. Joel Coen (le plus vieux, le plus grand, le plus cool): « Plusc’ est­com­pli­qué pour le per­son­nage, mieux c’est. » Ethan Coen (trois ans de moins, rou­quin, plus pe­tit – mais plus vi­cieux dans les ba­garres) : « Puis je com­plique en­core. » Joel : « Puis je re­com­plique. » De « Sang pour sang » (1984) à « In­side Llewyn Da­vis » (2013), les deux fran­gins ont si­gné seize films, dont deux gran­dioses: « Far­go » (1996) et « The Big Le­bows­ki » (1998). Leur signe dis­tinc­tif ? Ils se foutent de tout. En interview, il n’est pas rare de les en­tendre dire : « Ecri­vez ce que vous­vou­lez. On­va­li­de­ra. » A leur bio­graphe dé­voué, Ro­nald Berg­man, ils ont pro­mis une pré­face. Elle a été brève : « Ce li­vren’ani­no­trea­valn in­otrea­mont. » Moyen­nant quoi, tous leurs col­la­bo­ra­teurs, leurs ac­teurs, leurs pro­duc­teurs disent la même chose: « Des­mecs for­mi­dables. » George Cloo­ney a mis les choses au point : « A mon avis, ils ont des dos­siers de sa­lo­pe­ries sur cha­cun. » Dans leur bu­reau, les Coen bro­thers vous re­gardent avec com­mi­sé­ra­tion et re­marquent : « Cri­tique, c’est va­che­ment so­li­taire, comme job. » Puis ils ajoutent : « On­va­li­de­ra. »

La pre­mière fois que nous nous sommes vus, c’était en 1987, pour la sor­tie d’« Ari­zo­na Ju­nior ». Ils étaient vê­tus de blouses de la­bo­ran­tin, fu­maient des pé­tards gros comme des feuilles de ba­na­nier, ré­pon­daient dis­trai­te­ment et ra­con­taient comment ils avaient fait le tri entre trois cents bé­bés. « Ce­lui­quise met­tait de­bout… » , di­sait Joel, « … était vi­ré » , com­plé­tait Ethan: « On­vou­lai­tun­chiar­dram­pant… – … ou, àla­li­mite, se tor­tillant. – Ouaip. – Humph. » C’est ain­si qu’ils parlent, en Coen­langue. Ono­ma­to­pées, de­mi-phrases, gro­gne­ments. « On­re­nifle…– … notre in­ter­lo­cu­teur. » Pas étonnant, pour des boys dont le pre­mier film en 8 mm a été l’his­toire d’un homme dont le prin­ci­pal don était de sen­tir les ba­nanes même à tra­vers un mur. Titre: « The Ba­na­na Man », oeuvre tour­née floue avec 3 mètres de pel­li­cule et un ré­gime de ba­nanes. Il y eut après « La gre­nouille fait la cour », opé­ra-bouffe dans le­quel des cra­pauds écra­sés se re­le­vaient au son d’une chan­son de Joan Baez. Le pro­jet fit long feu, faute de bes­tioles apla­ties sur la route. Vint en­suite : « Tar­zan et la sor­cière », avec Joel Coen dans le rôle de Tar­zan et un co­pain, Sam Rai­mi, dans ce­lui de la sor­cière. Sam Rai­mi est de­ve­nu cé­lèbre comme réa­li­sa­teur de « Spi­der-Man » mais, à l’époque, il avait une grande qua­li­té : sa mère pos­sé­dait un ma­ga­sin nom­mé « Lu­lu’s Lin­ge­rie », d’où la pos­si­bi­li­té, pour des ado­les­cents, de rê­ver sur des pe­tites cu­lottes en den­telle – Tar­zan ou pas. A vrai dire, à Min­nea­po­lis, il n’y avait rien à faire, si­non al­ler au ci­né­ma « pour évi­ter le froid » . Dans le Min­ne­so­ta, les hi­vers sont à −40 °C : « Quand on crache…– … on crache des gla­çons…– Et quand on­pisse…–… on pis­sedes trin­glesà­ri­deaux.– Ouaip. »

C’est ain­si que les deux Coen ont pas­sé leur jeu­nesse: entre la sur­gé­la­tion et le Pa­ra­mount Theatre. Joel est de­ve­nu as­sis­tant sur des pla­teaux de ci­né­ma. Ethan a fait une thèse de phi­lo­so­phie (« Deux vi­sions de la phi­lo­so­phie tar­dive de Witt­gen­stein »), un mé­moire sur « Les as­pects linguistiques des Trois Stooges » (les co­miques amé­ri­cains les plus bêtes du ci­né­ma bis), et a en­suite ré­su­mé les prin­ci­paux cou­rants phi­lo­so­phiques de fa­çon la­pi­daire :

« So­crate : Peut-on­sa­voir­ce­quec’est ? Non, ja­mais. »

« Des­cartes : C’est ce que c’est. C’est ci et­pas ça. »

« Aris­tote : Ce­ci est ce­la et ce­la est ce­ci. »

« Kant : L’es­prit est un ha­choir et le sa­voi­run­ham­bur­ger. Peut-on­sa­voir si c’est ca­sher? Non, ja­mais. »

Ethan Coen a été re­çu, on ne sau­ra ja­mais grâce à quel dos­sier il avait sur l’exa­mi­na­teur. Il est de­ve­nu opé­ra­teur de sai­sie chez Ma­cy’s, ali­gnant de longues co­lonnes de chiffres pour le grand ma­ga­sin. « Du­coup, quan­don­tra­vaille

sur un scé­na­rio avec Joel… – … c’est Ethan qui tape. – Ben oui… – Ben oui.

– Puis on brûle après lec­ture. » Les frères parlent en duo et di­rigent en sté­réo. Sur un plateau, ils n’élèvent ja­mais la voix, ne se contre­disent ja­mais, et ne re­gardent pas dans l’oeille­ton de la ca­mé­ra. Tout est mil­li­mé­tré à l’avance. « Ils com

mu­niquent par té­lé­pa­thie », di­sait Paul New­man. Le calme règne, le Co­ca-Co­la Ze­ro cir­cule, et, en re­gar­dant les rushes sur l’écran vi­déo, les Coen se bornent àé­mettre des sons : « Tu crois… – Oui…

– Un peu… – Mmmm… – Si… » Conclu­sion: on re­fait la prise. Ce qui n’est pas une ga­ran­tie de ratage ni d’amé­lio­ra­tion. Un jour, sur le­pla­teau de « The Big Le­bows­ki », l’acteur Sam El­liott en est à sa dixième prise. Aga­cé, il de­mande à Ethan : « Dites-moi ce qui ne va pas, je cor­ri­ge­rai. » Ré­ponse : « Tout va bien. La hui­tième a été la bonne. Mais on a conti­nué parce qu’on aime bien te voir jouer. » Sam El­liott : « C’est des per­vers. » Re­ve­nons à la bio­gra­phie de base. Joel est né le 29 no­vembre 1954, Ethan, le21sep­tembre 1957. Leur père, Ed­ward, était pro­fes­seur d’éco­no­mie à l’uni­ver­si­té du Min­ne­so­ta, et Re­na, la ma­man, était en­sei­gnante d’his­toire de l’art à Saint Cloud (pro­non­cez : clowd), dans la ban­lieue de Min­nea­po­lis. Le grand­père pa­ter­nel était né à Var­so­vie, avait émi­gré à Londres, et en­le­vé une lettre dans son nom, le « h » de Co­hen, en pen­sant bi­zar­re­ment qu’il fe­rait plus ir­lan­dais. Ap­pren­ti dia­man­taire, il mit fin à un tra­fic de pierres pré­cieuses, et, en ré­com­pense, re­çut un so­li­taire qui lui

per­mit de faire des études de droit. Il de­vint avo­cat de la Cou­ronne, avec une perruque dé­co­ra­tive. La grand-mère pa­ter­nelle, russe, sui­vit les che­mins de l’exil après la ré­vo­lu­tion. Dans les an­nées 1980, âgée, elle per­dit la mé­moire, puis la parole. Juste avant de mou­rir en 1991, après des an­nées de si­lence, elle dit sim­ple­ment : « Grâ­ceà ta­langue, tu­par­vien­drasà Kiev. » Si­gni

fi­ca­tion? Mys­tère to­tal.

“Bob Dy­lan a fou­tu le camp”

Ele­vés dans la tra­di­tion juive, les Coen étaient des hors-ve­nus. Min­nea­po­lis, fon­dé par des émi­grants sué­dois, était alors peu­plé d’Erick­son, de Sven­son, d’Ol­son et de John­son. Avant la guerre, la ville était l’une des plus an­ti­sé­mites des Etats-Unis. Après, les choses se sont cal­mées, mais… « MaisBobDy­lan, néZim­mer­man, quia­vule jour­dans le coin…– … a fou­tu le camp dès qu’il a pu. » Ajou­tons à la liste l’autre cé­lé­bri­té de la ville, la gran­diose, ma­gni­fique, su­blime strip-tea­seuse Li­li St- Cyr (de son vrai nom Ma­rie Van Schaak), qui fit sans doute rê­ver le grand-père presque ir­lan­dais.

1982. Après quelques an­nées de jobs in­utiles, les frères Coen dé­cident de pas­ser à la réa­li­sa­tion. Ils ont un plan : pour pro­duire « Sang pour sang », leur pre­mier film, ils vont voir l’as­so­cia­tion de bien­fai­sance juive Hadassah. Ils se pro­curent la liste des juifs les plus riches du Min­ne­so­ta et se mettent à frap­per aux portes. En quelques mois, ils ont soixante-huit chèques – d’un to­tal de 750000 dol­lars – et soixante pro­messes de dons. Den­tistes, car­dio­logues, mu­si­ciens, ban­quiers, les do­na­teurs sont im­pres­sion­nés par la flamme des deux boy­chicks ( boys, en an­gloyid­dish) : le scé­na­rio est ins­pi­ré de Ray­mond Chand­ler, avec une dose d’hu­mour grin­çant. En écri­vant, les deux Coen ont sui­vi une règle : « Dès qu’on fi­nis­sait une scène… – … on se di­sait : faut ra­jou­ter un peu de sang. – … si­non, on ris­quait de faire un truc de bon­goût. »

Pour désar­çon­ner leurs col­la­bo­ra­teurs, ils leur font pro­je­ter deux films : « le Troi­sième Homme » et « le Confor­miste ». Rien à voir avec « Sang pour sang ». « Mai­so­nai­me­bien », dit Joel. Il faut dire, aus­si, qu’ils apprécient les pé­plums (no­tam­ment « la Ba­taille de Ma­ra­thon », avec Steve Reeves et My­lène De­mon­geot), les dog films (les films met­tant en scène des chiens, genre « Fi­dèle Las­sie » ou « le Chi­hua­hua de Beverly Hills ») et les pan­cakes (il y en a dans tous leurs films. Se­lon leur ca­mé­ra­man, « ils ont une ob­ses­sion mal­saine pour les “pan­cakes” » ). Tou­jours est-il que, lorsque « Sang pour sang » sort, la cri­tique est élo­gieuse : « C’est de l’Or­son Welles pa­na­ché de Hit­ch­cock, avec une pointe de Fritz Lang » , s’em­porte un cri­tique sans doute ivre (mais so­li­taire).

“Rire, pleu­rer, avoir peur, ban­der”

La suite est plus simple : les Coen signent « Ari­zo­na Ju­nior », puis « Miller’s Cros­sing » (un patch­work de Da­shiell Ham­mett et de James Cain), dont le scé­na­rio est ain­si ré­su­mé: « Leo aime bien Tom, mais dé­teste John­ny. Leoai­meVer­na. To­mai­meVer­na. Tom perd son cha­peau. Il y a plein de coups de feu et de meurtres. » Pas étonnant que per­sonne n’ait ja­mais rien com­pris à l’in­trigue… Ils en­chaînent alors avec « Bar­ton Fink », su­perbe portrait de Hol­ly­wood dans les an­nées 1940. Avec « Far­go », ils raflent une di­zaine de ré­com­penses, dont le prix de la mise en scène à Cannes, et un os­car pour Frances McDor­mand (dans la vie, Mme Joel Coen). A cette oc­ca­sion, ils ré­sument leur phi­lo­so­phie : « Vous al­lez­voir­nos films pour qua­tre­rai­sons : rire, pleu­rer, avoir peur et ban­der. Si vous pou­vez faire les quatre en même temps, alors là, c’est la piz­za royale ! » Sur ce, ils ren­contrent un échec com­mer­cial avec « The Big Le­bows­ki », de­ve­nu de­puis un film culte, au sens propre du terme. En ef­fet, de­puis le 12 oc­tobre 2002, il y a un Fes­ti­val Le­bows­ki à Louis­ville (Ken­tu­cky), dans une salle de bow­ling, avec des fans ve­nus du monde en­tier. Cer­tains se dé­guisent en Je­sus Quin­ta­na (le pé­dé­raste vio­let qui lèche les boules de bow­ling), d’autres en quilles, et la plu­part en Le­bows­ki (pas de fer­me­ture Eclair, pas de bou­tons et plein de White Rus­sian – bois­son im­monde à base de lait, de Kahlúa [li­queur­de­ca­fé, NDLR] et de vod­ka). Ils re­censent le nombre de fois que le mot « Dude » est pro­non­cé (160) ain­si que l’in­ter­jec­tion ex­cla­ma­tive « Fuck ! » (281). Sur­tout, ils ré­pètent en choeur la meilleure ré­plique du film, quand John Good­man ex­plose sa voi­ture et gueule : « Tu vois ce qui arrive quand on en­file un étran­ger dans le derche? » phrase qui a été rem­pla­cée dans la ver­sion té­lé­vi­sée par : « Tu­vois ce qui arrive quand on file avec un étran­ger­dans lePerche ? »

Ré­su­mons-nous : « The Big Le­bows­ki » est un grand film. Hé­las, après, la qua­li­té a (un peu) bais­sé. Dans leur fré­né­sie de col­lec­tion­ner les cons, les Coen ont suc­ces­si­ve­ment dé­peint : un trio d’abru­tis éva­dés dans les an­nées 1930

(« O’Bro­ther »,2000) ; un­coif­feur­basde pla­fond et as­sas­sin (« The Bar­ber », 2001) ; un avo­cat couillon dans « In­to­lé­rable Cruau­té », 2003 ; une bande de jean-foutre voleurs (« La­dy­killers », 2004); des bour­ri­cots tra­vaillant pour la CIA (« Burn Af­ter Rea­ding », 2008. Tra­duc­tion : « brû­lez après lec­ture »). La cos­mo­lo­gie des Coen est par­faite : le monde est peu­plé de fleurs de nave qui n’ont rien­dans le­ci­tron (tra­duc­tion : la bê­tise gou­verne l’uni­vers). Ce quin’est pas faux. A l’oc­ca­sion, je leur ai de­man­dé, aux Coen, si cette phi­lo­so­phie per­son­nelle était ins­pi­rée de Kaf­ka, no­tam­ment de son oeuvre ma-îtresse « le Châ­teau ». J’ai sou­li­gné la ra­di­ca­li­té de l’ab­surde, la no­tion de non-sens, la vir­tuo­si­té du dé­ca­lage en­trel’ at­tente del’ hom­mee tson ex­pé­rience. Ils m’ont ré­pon­du : « Kaf­ka

who? » Après, on a par­lé de pan­cakes, et

du « seul sport qui né­ces­site des des­sous

de­verres » . Soit le­bow­ling (au­quel jene connais rien).

Ila fal­lu at­tendre 2007 pour re­trou­ver les Coen en pleine forme. « No Coun­try for Old Men », ins­pi­réd’ un­li­vrede Cor­ma cMcCar­thy, aé­téun­choc : non­seu­le­ment les boy chicks chan­geaient de re­gistre – passant au po­lar bru­tal avec une maes­tria folle –, mais ils réus­sis­saient à glis­ser dans le filmle portrait d’un as­sas­sin tel­le­ment dé­bile qu’il en de­ve­nait gé­nial : Anton Chi­gu­rh, joué par Ja­vier Bar­dem, est l’un des mé­chants les plus mé­chants de l’his­toire du ci­né­ma. Ré­sul­tat : quatre os­cars, deux Gol­den Globes, troisBaf­ta, et Dieu sait quoi d’autre. Les Coen

bro­thers al­laient-ils être ache­tés par Hol­ly­wood? De­ve­nir des ven­dus? On les at­ten­dait au tour­nant. Ils si­gnèrent alors « ASe­riousMan » (2009), étrange éloge de leur père, et « True Grit », re­ma­ke­du­filmde JohnWayne, « Cent Dol­lars pour un shé­rif » (1969). Sur­prise : ce der­nier est de­ve­nu leur plus gros suc­cès. Dé­sor­mais, c’est ré­glé : les Coen peuvent tout faire. Ecrire des livres (Etha­na si­gné un re­cueil de nou-velles et un autre de poèmes), re­fu­ser des pro­jets mons­trueux (mal­gré une of­freal­lé­chante, ils ont re­je­té le scé­na­rio de « Bat­man »), boire des White Rus­sians. De­fait, ils ont un se­cret (jer ésume en une seule phrase, étant en­ten­duque les­deux­parlent) : « Al’époque du ci­né­ma muet, quand Mack Sen­nett éla­bo­raitses scé­na­rios avec Lau­rel et Har­dy, il­fai­sait ve­nir souvent un pa­tient d’un hô­pi­tal psy­chia­trique. C’était le dingue de ser­vice. On­lui­de­man­dait so­na­vis, ila­jou­taitdes trucs­bouf­fons. Nous, onn’apas be­soin­de­dingues. Onl’est. Ouaip. »

Dans leur pro­chain film, « Hail Cae­sar », ils s’ins­pi­re­ront de FredO­tash, le dé­tec­tive le plus pour­ri des an­nées 1950 à Hol­ly­wood (mort en 1992; James Ell­roy s’en est beau­coup ser­vi dans sa tri­lo­gie « Un­der­worldUSA »). Ça­pro­met. Une der­nière ques­tion : « Vous êtes-vous ja­mais­dis­pu­tés ?– Non.– Pas le moindre pe­tit désac­cord ?– Non.– Pas la­plus­pe­ti­teen­gueu­lade ?– Non. » Pffff, quel­le­dé­cep­tion. Le­motde la­fin­reste à George Cloo­ney (trois films avec les

bro­thers) : « La­vé­ri­té, c’est qu’ils ne sont pas­frè­res­du­tout. Ethan est une femme, en réa­li­té. Ce n’est pas parce qu’il a de la bar­be­qu’il faut­vous lais­ser­blou­ser. » Ethan Coen, imi­ta­teur(trice) de Con­chi­ta Wurst? De­puis des an­nées, j’ai donc été abu­sé? Brû­lez cet ar­ticle après lec­ture.

Joel et Ethan

Coen tournent « Ari­zo­na Ju­nior », en 1987

Les frères Coen sur le tour­nage de leur der­nier film, « In­side Llewyn Da­vis », en sep­tembre 2013

Frances McDor­mand, épouse de Joel Coen, dans « Far­go »

Jeff Bridges dans « The Big Le­bows­ki »

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