DÉ­BATS

Bien­tôt qua­rante ans que ça dure ! Cet été, dans tous les night-clubs, on conti­nue à dan­ser sur cette mu­sique. Le ci­néaste et écri­vain amé­ri­cain, té­moin et chro­ni­queur de la nuit new-yor­kaise, ra­conte la fièvre dis­co

L'Obs - - Sommaire - Un en­tre­tien avec Whit Still­man

Di­ri­gés par Jean Da­niel Whit Still­man Mes an­nées dis­co

Le Nouvel Ob­ser­va­teur-Vous avez réa­li­sé le film « les Der­niers Jours du dis­co » en 1998 puis pu­blié le livre du même titre en 2000. Il est en­fin pu­blié en France. Il ra­conte les tri­bu­la­tions amou­reuses de jeunes gens, is­sus des meilleures uni­ver­si­tés de la côte Est, sur la scène dis­co de Man­hat­tan. A quoi res­sem­blait le my­thique Studio 54 (si­tué au 254ouest de la 54e Rue, ou­vert en avril 1977 et fer­mé le 31 dé­cembre 1979 pour fraude fis­cale et tra­fic de drogue), consi­dé­ré comme la plus grande boîte de nuit de tous les temps, qui ins­pire le night-club de votre film et ro­man?

Whit Still­man L’en­droit res­sem­blait à un théâtre, ce qu’il avait été. Il y avait une mez­za­nine avec des sièges, plon­gée dans la pé­nombre, la piste de danse, et une scène. Il y avait aus­si un grand ri­deau ou pa­ravent, der­rière le­quel se dé­rou­laient des soi­rées pri­vées. Mais j’ai tou­jours trou­vé moins in­té­res­sant de fré­quen­ter le car­ré VIP que de me mê­ler à la foule. Je me sou­viens no­tam­ment d’un soir où un big band de sal­sa de Ti­to Puente avait vrai­ment mis le feu! Mes amis de la haute so­cié­té, qui fré­quen­taient les ral­lyes et les bals des débutantes, re­trou­vaient la même ex­ci­ta­tion mon­daine, et di­saient d’ailleurs que l’idéal était d’al­ler au Studio 54 après un ral­lye, car en smo­king ou en te­nue de soirée on était sûr d’en­trer! Au club, on ado­rait le look BCBG, mais il bras­sait des gens de tous les mi­lieux, même si on exa­gère ré­tros­pec­ti­ve­ment le cô­té un­der­ground de l’en­droit. On y croi­sait Alec Bald­win tout jeune, au mi­lieu des ser­veurs torse nu… Il y avait des stars [Wa­rhol, Si­na­tra, Jag­ger, Ma­don­na, Mi­chael Jack­son, Don­na Sum­mer… NDLR], mais aus­si des ano­nymes tout aus­si flam­boyants. J’avais un ami gay dont le com­pa­gnon s’oc­cu­pait de la dé­co­ra­tion flo­rale pour le club; il avait fi­ni par de­ve­nir le dé­co­ra­teur at­ti­tré des grandes soi­rées pri­vées. Ce fut pour lui un sé­same, une carte de vi­site in­croyable, tant le pres­tige du club était grand. Vous rap­pe­lez la mésa­ven­ture ar­ri­vée à Nile Rod­gers (co­au­teur ré­cem­ment du « Get Lu­cky » de Daft Punk) et Ber­nard Ed­wards du groupe Chic, qui s’étaient fait re­fou­ler à l’en­trée du Studio 54 lors du ré­veillon 1977. Leur re­frain « Freak out! », de « Le Freak, c’est chic », un des titres em­blé­ma­tiques du dis­co, di­sait à l’ori­gine « Fuck off » (« Al­lez vous faire foutre »). Et vous, comment y êtes-vous en­tré la pre­mière fois? J’avais quit­té Man­hat­tan pour Bloo­ming­ton, dans l’In­dia­na, où je tra­vaillais pour un ma­ga­zine. J’avais lais­sé à New York ma pe­tite amie, avec qui je pas­sais mon temps à rompre et à re­nouer. Nous étions très ex­ci­tés par cette ex­plo­sion du dis­co, et nous sommes al­lés très tôt au Studio 54, dès avril 1977. J’étais très in­tri­gué et presque ef­frayé par cet en­droit in­ti­mi­dant, tel­le­ment cool et sé­lect. En fait, mal­gré mes ap­pré­hen­sions, nous n’avons eu au­cun pro­blème pour en­trer dès notre pre­mière ten­ta­tive. Je me suis ré­ins­tal­lé à New York après avoir dé­cro­ché un job pas­sion­nant: tous les soirs, je de­vais syn­thé­ti­ser une re­vue de presse in­ter­na­tio­nale, ac­com-

pa­gnée d’une sé­lec­tion d’ar­ticles. Je tra­vaillais dans le bâ­ti­ment de l’Apex Tech­ni­cal School, en plein Chel­sea, que l’on voit dans le film. Je ter­mi­nais mon travail à 2 heures du ma­tin, l’heure par­faite pour al­ler en boîte! J’avais un ami très dé­ca­dent ren­con­tré à Har­vard, qui rê­vait de tra­vailler dans l’in­dus­trie pé­tro­lière, mais qui avait dû se conten­ter d’un bou­lot sur un re­mor­queur. Il s’était lié d’ami­tié avec le prince Egon von Fürs­ten­berg, le ma­ri de Diane von Fürs­ten­berg. Du coup, il avait ses en­trées au Studio 54 et pou­vait y in­vi­ter qui il vou­lait. C’est là que j’ai ren­con­tré ma fu­ture femme, ac­com­pa­gnée d’un groupe d’amis es­pa­gnols. C’était un sa­me­di soir, et l’af­fluence était ter­ri­fiante. Mon seul atout, c’était un cos­tume an­glais de bonne coupe que m’avait offert mon père. Ce­la tom­bait bien, car dans ce club tout le monde ado­rait le look prep­py, étu­diant chic. On était cen­sés dan­ser à trois. Du coup j’ai dan­sé avec une cou­gar (à l’époque, on l’avait sur­nom­mée « la Ti­gresse », et elle ap­pa­raît d’ailleurs dans le film), ce qui a ren­du ja­louse cette jeune Es­pa­gnole qui m’at­ti­rait. J’étais éga­le­ment au Studio 54 la veille de la fer­me­ture et de l’in­car­cé­ra­tion du pa­tron – en­fin, je crois, car les der­niers temps il ne cessait de plai­san­ter sur son ar­res­ta­tion im­mi­nente. Qu’était le dis­co pour vous? Un mou­ve­ment, une mode, un phé­no­mène de so­cié­té…? J’ai­mais avant tout l’op­ti­misme qui s’en dé­ga­geait. En entrant à l’uni­ver­si­té en 1973 (la pé­riode que j’évoque dans mon pre­mier film « Me­tro­po­li­tan »), j’avais dé­cou­vert, à tra­vers des au­teurs comme Tol­stoï et Fitz­ge­rald, l’idée

J’ai­mais dans le dis­co l’at­ti­tude po­si­tive et fes­tive, le goût re­trou­vé de dan­ser. C’était une am­biance très fitz­gé­ral­dienne.

sé­dui­sante d’un tis­su so­cial qui bras­se­rait tous les mi­lieux, et où tout le monde se­rait in­ter­dé­pen­dant. Mais quatre ans plus tard l’am­biance avait chan­gé, le tis­su so­cial new-yor­kais sem­blait com­plè­te­ment dé­chi­ré, ra­va­gé no­tam­ment par la drogue. J’avais la nos­tal­gie des boîtes de nuit des an­nées 1960, de cette culture noc­turne un peu sou­ter­raine que j’avais briè­ve­ment connue. J’ado­rais la soul de Tam­la Mo­town, mais elle avait dis­pa­ru ou bas­cu­lé dans le psy­ché­dé­lisme et la po­li­ti­sa­tion. Du coup, à en­tendre les ra­dios que je connais­sais, j’avais l’im­pres­sion qu’il n’y avait plus de bonne mu­sique. J’igno­rais en­core l’exis­tence des ra­dios noires qui dif­fu­saient de la soul de Phi­la­del­phie. Je trou­vais donc cette pé­riode très dé­pri­mante. Du coup, j’ai eu un choc en dé­cou­vrant « la Fièvre du sa­me­di soir » dans un ci­né­ma de Bloo­ming­ton, en plein In­dia­na! Après la pro­jec­tion, je suis al­lé en boîte avec une co­pine: en fait, ce n’était qu’un bar, avec une mi­nus­cule piste de danse, mais ils avaient es­sayé tant bien que mal de re­cons­ti­tuer le plan­cher lu­mi­neux du film, et on s’est amu­sés comme des fous! J’ai­mais dans le dis­co l’at­ti­tude po­si­tive et fes­tive, le goût re­trou­vé de dan­ser. C’était une am­biance très fitz­gé­ral­dienne. Les an­nées 1980 sont consi­dé­rées comme celles où dé­bute le règne fou de l’ar­gent. Dans votre livre, le nar­ra­teur (et votre double) Jim­my Stein­way dit: « Les an­nées 1980 furent-elles vrai­ment

la dé­cen­nie de la cu­pi­di­té? […] Au point que l’en­semble de la dé­cen­nie mé­ri­tât un tel op­probre? » Ex­prime-t-il votre opi­nion?

Les gens ont ten­dance à cé­lé­brer ou à dé­ni­grer telle ou telle pé­riode en fonc­tion de leurs pré­fé­rences po­li­tiques et du pré­sident en exer­cice à cette époque. On voue aux gé­mo­nies les an­nées 1980 en y voyant avant tout « les an­nées Rea­gan » ou « les an­nées That­cher », mais je ne crois pas que ce­la suf­fise à ca­rac­té­ri­ser cette dé­cen­nie. Per­son­nel­le­ment, j’ai ai­mé l’ethos de cette pé­riode, l’ef­fort ves­ti­men­taire, le goût de l’ap­pa­rence. Bien sûr, cer­tains mi­lieux étaient cu­pides, mais j’ai aus­si connu des gens qui af­fi­chaient une conscience so­ciale et qui en fait étaient pro­fon­dé­ment cor­rom­pus. In­ver­se­ment, j’avais des amis dans la fi­nance qui me­naient une vie très dis­crète, pas du tout ta­pa­geuse comme on le voit chez Scor­sese. Je ne crois pas du tout à sa vi­sion dans « le Loup de Wall Street », qui fait l’amal­game entre Wall Street, la co­caïne et les boîtes de nuit. Au de­meu­rant, j’ai du mal à rai­son­ner en termes de dé­cen­nies. Je crois qu’elles dé­bordent les unes sur les autres, sans vraie rup­ture. Je vois une conti­nui­té entre les an­nées dis­co et celles qui ont sui­vi. J’ai ai­mé les an­nées 1980, que je consi­dère d’ailleurs comme une pé­riode très uto­piste! Le dis­co était contem­po­rain du punk et il est très iro­nique que le dis­co ait été dé­non­cé (no­tam­ment par les punks d’ailleurs) comme une mu­sique ré­ac­tion­naire, et ait sus­ci­té plus d’hos­ti­li­té qu’au­cun autre cou­rant mu­si­cal, alors qu’il a contri­bué à faire tom­ber des bar­rières so­ciales et eth­niques, bien da­van­tage que le punk. Vous êtes di­plô­mé de Har­vard, fils d’un po­li­ti­cien dé­mo­crate (se­cré­taire d’Etat ad­joint au Com­merce du pré­sident John F. Ken­ne­dy, son an­cien condis­ciple à Har­vard). Votre ar­rière-grand-père James Je­wett Still­man était pré­sident de la First Na­tio­nal Ci­ty Bank of New York, et on at­tri­bue à votre par­rain, le so­cio­logue E. Dig­by Balt­zell, l’in­ven­tion de l’acro­nyme WASP (« white an­glo­saxon pro­tes­tant »). Etes-vous un pur pro­duit de l’« ur­ban haute bour­geoi­sie » (UHB) que vous dé­cri­vez dans vos films et vos livres? Je tiens d’abord à dire que mon par­rain a ef­fec­ti­ve­ment in­ven­té le terme WASP dans sa thèse de doc­to­rat, mais qu’il en a été dé­pos­sé­dé par son di­rec­teur de re­cherche… On s’obs­tine à lui en dé­nier la pa­ter­ni­té – j’en ai en­core fait l’ex­pé­rience lors de la sor­tie de mon film « Dam­sels in Dis­tress ». Même un jour­nal sé­rieux comme le « New York Times », cen­sé vé­ri­fier l’exac­ti­tude des faits qu’il rap­porte, per­pé­tue cette er­reur. Oui, je suis un pro­duit de la haute bour­geoi­sie ur­baine, avec le sen­ti­ment ré­con­for­tant d’ap­par­te­nir à une li­gnée. Mais en réa­li­té c’est un mi­lieu qui as­si­mile fa­ci­le­ment des nou­veaux ve­nus. En un sens, il suf­fit de vou­loir en faire par­tie. Une branche de ma fa­mille est d’ori­gine ser­bo­croate. Et même si le terme WASP com­porte une di­men­sion eth­nique re­gret­table, il y a des WASP noirs! Ce que j’aime dans ce mi­lieu, c’est qu’il crée un ef­fet d’af­fi­lia­tion – au­quel on est libre de ré­sis­ter. Tout est af­faire de sen­si­bi­li­té: je m’en sens proche car je suis très fitz­gé­ral­dien, mais ce n’est pas le cas de mon frère, qui li­sait Karl Marx à l’âge où je dé­cou­vrais Fitz­ge­rald! Pa­ra­doxa­le­ment, il est de­ve­nu gau­chiste alors que mes pa­rents avaient les moyens de lui of­frir une voi­ture… En re­vanche, j’ai gran­di à une pé­riode où mes pa­rents étaient en­core re­la­ti­ve­ment

Dans les an­nées 2000 à New York, j’étais cho­qué par l’état d’es­prit cu­pide et ma­té­ria­liste. Je pen­sais que le 11-Sep­tembre au­rait in­ci­té à plus de re­te­nue, mais cette pu­deur n’a pas du­ré.

désar­gen­tés: du coup, j’ai dû faire un ef­fort d’ascension so­ciale pour ac­cé­der à ces cercles. L’ap­par­te­nance de classe compte beau­coup plus quand on n’a pas d’ar­gent: mes pa­rents étaient di­vor­cés, je vi­vais avec une mère dé­pri­mée dans un appartement mo­deste, et en même temps j’étais in­vi­té à ces fêtes très chics, et je vou­lais me dé­fi­nir comme fai­sant par­tie de ce monde. Il s’agis­sait pour moi d’af­fir­mer une iden­ti­té. Tous vos films, à l’ex­cep­tion de « Dam­sels in Dis­tress », ra­content des his­toires de « prep­pies » BCBG et de ci­ta­dins hup­pés de l’Up­per East Side de Man­hat­tan. Sont-ils au­jourd’hui les mêmes que dans votre jeu­nesse? Le monde de Fitz­ge­rald ne cesse de s’éloi­gner, même s’il a connu une ré­sur­gence dans les an­nées 1980 avec des ro­mans comme le « Jour­nal d’un oi­seau de nuit » de Jay McI­ner­ney. Dé­jà, on avait bien cru le voir dis­pa­raître pour de bon à la fin des an­nées 1960 et au dé­but des an­nées 1970. Mais une vie noc­turne et fes­tive sub­siste mal­gré tout, tant bien que mal. En 1998, peu après la sor­tie du film « les Der­niers Jours du dis­co », vous avez quit­té So­Ho pour Pa­ris où vous avez vé­cu sur l’île Saint-Louis. Vous n’êtes ren­tré à New York qu’en 2010. Comment l’Amé­rique avait-elle chan­gé? Entre-temps, j’avais pas­sé deux ans à Ma­drid. Et, à par­tir de 2006, j’ai fait de fré­quents voyages pro­fes­sion­nels à New York, pour es­sayer de mettre sur pied des pro­jets. Ce pre­mier re­tour a été un choc. Beau­coup de mes connaissances s’étaient consi­dé­ra­ble­ment en­ri­chies, con­trai­re­ment à moi qui avais du mal à faire pro­duire mes films, et dé­pen­saient leur for­tune de fa­çon dé­ca­dente. Certes, les gens font ce qu’ils veulent de leur ar­gent, mais j’étais cho­qué par cet état d’es­prit, ef­fec­ti­ve­ment cu­pide et ma­té­ria­liste. Je pen­sais que le 11-Sep­tembre au­rait in­ci­té à plus de re­te­nue, mais cette pu­deur n’a pas du­ré. On se se­rait cru de re­tour en l’an 2000, une pé­riode qui pour moi in­carne tout ce qu’on dit des an­nées 1980. A l’époque j’étais briè­ve­ment re­tour­né à New York et je tra­vaillais à la ru­brique po­tins du « New York Post ». Il y avait sans ar­rêt des fêtes dis­pen­dieuses. Les at­ten­tats n’ont été fi­na­le­ment qu’une pa­ren­thèse dans cette évo­lu­tion gé­né­rale. Et du­rant cette pé­riode le fos­sé n’a ces­sé de s’élar­gir entre les riches et les pauvres. Outre Sha­kes­peare et la Bible, quels sont les trois livres que vous em­por­te­riez sur une île dé­serte? Si je n’avais droit qu’à trois livres, j’em­por­te­rais la « Vie de Sa­muel John­son » (le grand lexi­co­graphe et en­cy­clo­pé­diste an­glais du xviiie siècle) par Bos­well, puisque j’au­rais en­fin le temps d’en lire la ver­sion in­té­grale. Ef­fec­ti­ve­ment, j’em­por­te­rais bien sûr la Bible, mais je me pas­se­rais sans doute de Sha­kes­peare. Si­non, je choi­si­rais for­cé­ment de gros livres, faute de sa­voir quand pas­se­rait le pro­chain na­vire… J’op­te­rais donc pour « Guerre et Paix », et l’in­té­grale des nou­velles de Fitz­ge­rald: « The Price Was High: Fif­ty Un­col­lec­ted Sto­ries by F. Scott Fitz­ge­rald ». Mat­thew J. Bruc­co­li en avait éta­bli l’édi­tion presque en s’ex­cu­sant, sous pré­texte qu’il s’agis­sait de textes de com­mande. Or ce sont des nou­velles mer­veilleuses, et d’une ex­trême di­ver­si­té.

BIO Whit Still­man a réa­li­sé quatre long­smé­trages cultes: « Me­tro­po­li­tan » (1990), « Bar­ce­lo­na » (1994), « les Der­niers Jours du dis­co » (1998, avec Ch­loë Se­vi­gny et Kate Be­ckin­sale) et « Dam­sels in Dis­tress » (2012). Son ro­man « les Der­niers Jours du dis­co », qui sort en­fin en France aux Edi­tions Tris­tram, vient de re­ce­voir le prix Fitz­ge­rald.

Au Studio 54, en 1979. De droite à gauche : Pa­lo­ma Pi­cas­so, Tru­man Ca­pote, Debbie Har­ry du groupe Blon­die, An­dy Wa­rhol, le top-mo­dèle Jer­ry Hall et Lor­na Luft, fille de Ju­dy Gar­land

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.