LES SERREMENTS D’AMOUR

L'Obs - - Livres -

I l est ma­rié, elle ne l’est pas. Elle est sa maî­tresse de­puis trop long­temps et souffre de cette liai­son clan­des­tine et sans ave­nir. Lors­qu’elle ren­contre en­fin un homme libre, elle lui an­nonce qu’elle met un terme à leur re­la­tion. Il va le prendre très mal… “C’est la dé­rive des sen­ti­ments, une love-sto­ry qui sombre, un ro­man à la dou­ceur cruelle. Per­sonne ne sait mieux que Ri­chard Can­na­vo dé­crire les délices du déses­poir, le glis­se­ment pro­gres­sif du plai­sir mo­rose. Can­na­vo aime ces ins­tants de perte, ces mor­ceaux d’exis­tence où tout s’anéan­tit dans une mé­lan­co­lie au­tom­nale. Il y a du Ste­fan Zweig dans cette fa­çon d’écrire l’in­di­cible. On tourne les pages avec émer­veille­ment : le blues Can­na­vo de­vient lit­té­ra­ture, car l’au­teur est ma­gi­cien.” Fran­çois Fo­res­tier, « le Nouvel Ob­ser­va­teur ».

“Avec une rare sub­ti­li­té Ri­chard Can­na­vo dis­sèque les fi­gures acro­ba­tiques de l’état amou­reux, ces forces obs­cures qui agitent les êtres. Ce livre poi­gnant sai­sit le coeur et touche à la vé­ri­té de ce que nous sommes. Un ro­man d’une ra­va­geuse beau­té, et d’une pro­fon­deur ver­ti­gi­neuse.” Syl­vie Co­hen, « la Mar­seillaise ».

Un texte qui se place sous la pro­tec­tion de Van Gogh et de Cé­line part dé­jà avec de bons atouts. Et quand l’au­teur le dé­die « à tous les fan­tômes de nos vies » on sait à coup sûr que la nos­tal­gie en­gen­dre­ra l’élé­gance. C’est le cas : Ri­chard Can­na­vo nous serre le coeur. Pa­trick Poivre d’Ar­vor

“Cette se­maine je suis tom­bé amou­reux d’un ro­man en­voyé par la poste.” Ni­co­las Rey, France In­ter.

Ri­chard Can­na­vo

Ed. La Grande

Ourse

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