Bruxelles, nid d’es­pions

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res­pon­sable fran­çais, ce ré­seau avait un agent de liai­son à Pa­ris, un illé­gal qui avait réus­si à se créer une « lé­gende » : il était for­ma­teur à Pa­ris pour de grandes en­tre­prises. « Nous avons dé­cou­vert son appartement, dans le­quel il y avait du ma­té­riel de trans­mis­sion, Nous n’avons pas eu le temps de l’ar­rê­ter : il a dis­pa­ru. Mais nous avons pas­sé l’in­fo aux Amé­ri­cains. » Les contre-es­pions fran­çais échangent constam­ment avec les Etats-Unis mais aus­si avec leurs ho­mo­logues eu­ro­péens. « Chaque fois que nous iden­ti­fion­su­nes­pion­russe, en­par­ti­cu­lie­run “ré­sident”, nous pré­ve­nons nos amis à Ber­lin, Lon­dre­souVar­so­vie », ex­plique un of­fi­ciel. C’est que, à la suite de plu­sieurs af­faires par­ti­cu­liè­re­ment re­ten­tis­santes, la plu­part des ca­pi­tales eu­ro­péennes sont, elles aus­si, en état d’alerte. Ain­si, en avril der­nier, le di­rec­teur du BFV (le contre-es­pion­nage al­le­mand), Hans-Georg Maaßen, dé­clare qu’un tiers des di­plo­mates russes en poste à Ber­lin sont des es­pions. Il ajoute que le SVR est le ser­vice de ren­sei­gne­ment le plus ac­tif dans son pays – il se­rait peut-être moins ca­té­go­rique au­jourd’hui alors qu’An­ge­la Mer­kel dé­nonce les ac­ti­vi­tés de la CIA (voir en­ca­dré, p. 14). D’après lui, les Russes font, chaque an­née, au moins cent ten­ta­tives d’ap­proche de cibles al­le­mandes,

Ser­gueï Iva­nov, chef de l’ad­mi­nis­tra­tion pré­si­den­tielle, et Vla­di­mir Pou­tine ont fait leurs armes dans l’es­pion­nage en Oc­ci­dent

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