Nos “amis” amé­ri­cains

L'Obs - - Sommaire - V. J.

— Se­lon une source fiable, il y a en France une cen­taine d’of­fi­ciers amé­ri­cains de ren­sei­gne­ment, soit plus que de Russes… La ma­jo­ri­té tra­vaille sous cou­ver­ture di­plo­ma­tique, les autres sous des NOC ( non-of­fi­cial co­vers). Entre pays al­liés, les pra­tiques d’es­pion­nage sont, en théo­rie, moins agres­sives qu’en­vers les autres na­tions. D’après des règles non écrites, on pra­tique sur­tout le ren­sei­gne­ment électronique, les in­ter­cep­tions des coups de fil et des e-mails. Comme on l’a ap­pris grâce aux ré­vé­la­tions d’Ed­ward Snow­den, ce type d’es­pion­nage opé­ré par la NSA a pris une di­men­sion dé­me­su­rée ces der­nières an­nées, puisque même An­ge­la Mer­kel a été écou­tée. Mais une af­faire ré­cente montre que la CIA n’hé­site pas non plus à re­cher­cher du ren­sei­gne­ment hu­main dans des pays al­liés, y com­pris en re­cru­tant leurs es­pions… Dé­but juillet, l’Al­le­magne a ré­vé­lé que l’agence amé­ri­caine avait re­tour­né l’un de ses agents secrets. En re­pré­sailles, Ber­lin a ex­pul­sé le chef de la CIA en Ré­pu­blique fé­dé­rale. Pour sa dé­fense, Wa­shing­ton af­firme qu’il s’agis­sait, en fait, de dé­cou­vrir si l’Al­le­mand re­cru­té n’était pas une taupe russe…

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