La bonne sai­son de My Fer­ry Link

L'Obs - - Téléphones Rouges - S. F.

C’est une jo­lie his­toire de re­tour­ne­ment. A l’heure où la SNCM voit ses ré­ser­va­tions bais­ser (-10% hors ef­fet de la grève), My Fer­ry Link, la com­pa­gnie trans­manche, co­opé­ra­tive née sur les cendres de Sea France, fait une belle sai­son. « Les ré­ser­va­tions sont à bloc », sa­lue-t-on au mi­nis­tère des Tran­sports. Une belle re­con­nais­sance et une op­por­tu­ni­té pour la com­pa­gnie de se consti­tuer un pe­tit ma­te­las de tré­so­re­rie pour les jours dif­fi­ciles. Son concur­rent bri­tan­nique DFDS conteste en ef­fet au­près de l’au­to­ri­té de la concur­rence bri­tan­nique le fait qu’Eu­ro tun­nel soit pro­prié­taire des ba­teaux de My Fer­ry Link. Il dé­nonce une si­tua­tion de mo­no­pole cô­té fran­çais sur la liai­son Ca­lais-Douvres. L’au­to­ri­té lui a don­né gain de cause, in­ter­di­sant pen­dant dix ans l’ar­ri­vée des ba­teaux à Douvres. L’af­faire est en ap­pel. Mais dé­jà sur les quais de Ca­lais, les équi­pages de My Fer­ry Link font sa­voir à leurs col­lègues bri­tan­niques que si la dé­ci­sion était confir­mée et leurs 550 em­plois me­na­cés, « on ne vou­drait plus voir un seul ba­teau an­glais dans le port » . Sa­chant que Douvres est le pre­mier port de mar­chan­dises du royaume, qu’il y a entre 46 et 50 al­lers-re­tours quo­ti­diens de ba­teaux entre Douvres et Ca­lais, un blo­cage de quelques jours en­traî­ne­rait « un em­bou­teillage de ca­mions jus­qu’à Londres », pré­vient-on en haut lieu. Pour évi­ter d’en ar­ri­ver là, Louis Gal­lois est char­gé d’étu­dier les pistes pos­sibles pour faire évo­luer le por­tage des ba­teaux de My Fer­ry Link.

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