“Un dan­ger même aux mains de ré­pu­bli­cains”

L'Obs - - Grands Formats | Renseignement -

dans Pa­ris, puis re­di­ri­gé vers nos lo­caux. Le gou­ver­ne­ment s’op­pose à ce qu’on conserve cet ac­cès cen­tra­li­sé. Au­jourd’hui, le contrôle est pos­sible 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. De­main, une dis­per­sion sur tout le ter­ri­toire em­pê­che­ra d’y pro­cé­der en temps et heure utiles. Par exemple, pour quel­qu’un vi­vant à Is­sou­dun dont les conver­sa­tions sont écou­tées, dont l’ap­par­te­ment est so­no­ri­sé [équi­pé de mi­cros], et dont la voi­ture – qui est sta­tion­née à Cagnes-sur-Mer – est géo­lo­ca­li­sée par une ba­lise, le contrô­leur au­ra ac­cès aux écoutes à Pa­ris, mais de­vra se rendre à la gen­dar­me­rie d’Is­sou­dun pour ac­cé­der à la so­no­ri­sa­tion, et au com­mis­sa­riat de Cagnes-sur-Mer pour les don­nées de la ba­lise ! Si le contrô­leur ar­rive avec huit jours de re­tard, il se­ra im­pos­sible de sa­voir si des pré­cau­tions n’ont pas été prises et si des don­nées n’ont pas été ef­fa­cées. Je peux vous ci­ter un exemple re­mon­tant à la pé­riode où j’étais contrô­leur gé­né­ral des lieux de pri­va­tion de li­ber­té : quand je suis al­lé voir les cel­lules de garde à vue de la DGSI [Di­rec­tion gé­né­rale de la Sé­cu­ri­té in­té­rieure] à Le­val­lois, le dé­lai d’at­tente à la grille a été d’une heure et de­mie. Certes, comme la loi le pré­voyait, on y a eu ac­cès. Mais le temps d’ar­ri­ver, toutes les cel­lules étaient vides. Et ce qui vaut pour une per­sonne vaut a for­tio­ri pour une don­née, qui peut s’ef­fa­cer très ra­pi­de­ment. Est-ce le seul contrôle qui man­que­rait à l’ave­nir ? Non, il faut aus­si que la com­mis­sion puisse vé­ri­fier tous les dis­po­si­tifs. Par exemple, l’al­go­rithme [pré­vu sur les fa­meuses « boîtes noires » qui se­ront ins­tal­lées chez les opé­ra­teurs pour ana­ly­ser l’en­semble du tra­fic sur in­ter­net] se­ra pro­gram­mé, se­lon Ber­nard Ca­ze­neuve,

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