Une lettre de Ram­zi Khi­roun

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du­rant la Pre­mière Guerre mon­diale.

– de pré­tendre que jus­qu’à ma rencontre avec M. Strauss-Kahn, « j’avais pas mal ga­lé­ré, (…), moi qui avais échoué à dé­cro­cher un Deug à l’uni­ver­si­té (…) et met­tais la clé sous la porte de ma pe­tite en­tre­prise de pu­bli­ci­té (…) ». Après un bac C, en deuxième an­née de science-éco à la Sor­bonne, une for­mi­dable op­por­tu­ni­té pro­fes­sion­nelle s’est pré­sen­tée à moi. Sans hé­si­ter un seul ins­tant, j’ai créé mon en­tre­prise qui n’a ja­mais « mis la clé sous la porte ». Cet acte fon­da­teur se­ra le point de dé­part de mon par­cours pro­fes­sion­nel.

– de consi­dé­rer qu’une poi­gnée de crois­sants sur une table de sa­lon d’un mo­bi­lier de style, se trans­forme, dans mon bu­reau, et en rai­son de sa hau­teur, en « un pe­tit dé­jeu­ner à l’orien­tale ».

– d’af­fir­mer qu’« en 2004, en pleine cam­pagne pré­si­den­tielle en Ukraine, je suis al­lé jus­qu’à nier l’em­poi­son­ne­ment (…) du can­di­dat Vik­tor Iou­chen­ko ». Mon éthique n’est pas à géo­mé­trie va­riable. Je n’ai ja­mais agi de la sorte.

– de pré­tendre que pour in­no­cen­ter M. Ri­chard Gas­quet, dé­tec­té très fai­ble­ment positif à la co­caïne, « j’ai fait cir­cu­ler une abra­ca­da­bran­tesque his­toire d’amour au­tour d’une conta­mi­na­tion par un bai­ser ». Là en­core, les faits sont tê­tus ! Vous ou­bliez de pré­ci­ser que le 25 sep­tembre 2009, le par­quet de Pa­ris a or­don­né une in­jonc­tion thé­ra­peu­tique à la jeu­ne­femme ayant fré­quen­té M. Gas­quet, et ce, après des ex­per­tises toxi­co­lo­giques ré­vé­lant pour elle seule, et non pour lui, une consom­ma­tion ha­bi­tuelle de cette sub­stance illi­cite. Le 17 dé­cembre 2009, le Tri­bu­nal ar­bi­tral du sport exo­né­rait « le joueur de toute faute ou né­gli­gence ».

– de sou­te­nir que le 26 sep­tembre 2000, « l’étrange his­toire » de la per­qui­si­tion du bu­reau de M. Strauss-Kahn dans l’af­faire dite de « la cassette Méry » s’est dé­rou­lée telle que vous l’avez dé­crite. Il est donc lo­gique que Me Jean Veil n’en ait gar­dé au­cun sou­ve­nir. Pas plus qu’il n’a pu dé­cla­rer me concer­nant « fou­tez-le de­hors ! » ou bien « lais­sez ce type où il est ». Et pour cause, il lui était im­pos­sible de dé­cou­vrir su­bi­te­ment, à l’au­tomne 2000, mon exis­tence alors que nous tra­vail­lions dé­jà en­semble de­puis fin 1999 !

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