Vous as­su­rez que la conclu­sion d’un ac­cord de libre-échange Eu­rope - Etats-Unis fe­rait ga­gner 0,5% de PIB à l’Eu­rope. N’est-ce pas une illu­sion ?

L'Obs - - Débats -

Plu­sieurs études in­dé­pen­dantes montrent que le libre-échange fa­vo­rise le com­merce et donc la crois­sance et l’in­ves­tis­se­ment. A la suite du trai­té conclu il y a trois ans avec la Co­rée, les ex­por­ta­tions eu­ro­péennes ont aug­men­té de 35% et même de 90% dans le sec­teur au­to­mo­bile. Et notre dé­fi­cit com­mer­cial de 10 mil­liards a lais­sé place à un ex­cé­dent de 2 à 3 mil­liards d’eu­ros. Quels sec­teurs pour­raient bé­né­fi­cier le plus d’un ac­cord Eu­rope - Etats-Unis ? Nous avons quo­ti­dien­ne­ment 2 mil­liards d’eu­ros de com­merce avec les Etats-Unis, mais il y a tou­jours des ta­rifs doua­niers éle­vés – par­fois jus­qu’à 25% – dans le tex­tile ou l’agri­cul­ture, les fro­mages no­tam­ment. Le but, c’est d’éli­mi­ner qua­si­ment tous les ta­rifs doua­niers. Par ailleurs, nous sommes en train d’iden­ti­fier une di­zaine de sec­teurs (chi­mie, pneu­ma­tique, phar­ma­ceu­tique, mé­di­cal, etc.) où il se­rait pos­sible non pas d’har­mo­ni­ser, mais de re­con­naître mu­tuel­le­ment la va­li­di­té des tests et des stan­dards. Pour les PME, les di érences entre les ré­gle­men­ta­tions européenne et amé­ri­caine consti­tuent un énorme frein à l’ex­port. Une pe­tite en­tre­prise du nord de la France, par exemple, ne peut plus ex­por­ter ses huîtres et ses moules en Rus­sie à cause de l’em­bar­go. Elle a donc le plus grand mal à se tour­ner vers les Etats-Unis qui ré­clament un

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