Da­vid d’An­gers et de Ven­dée

PAR YVES VIOLLIER, RO­BERT LAF­FONT, 240 P., 19 EU­ROS.

L'Obs - - Critiques - JACQUES NERSON

C’est l’une des plus belles sta­tues de Da­vid d’An­gers. Elle re­pré­sente Bon­champs (pho­to), ce gé­né­ral ven­déen qui en 1793, sur le point d’ex­pi­rer, bles­sé à mort par les Bleus de Klé­ber, a épar­gné cinq mille d’entre eux, que ses Chouans s’ap­prê­taient à mas­sa­crer par re­pré­sailles. Le père de Da­vid d’An­gers fi­gu­rait par­mi les ré­pu­bli­cains gra­ciés. Trente ans plus tard, le sculp­teur ac­quitte sa dette. Yves Viollier en­tre­lace dex­tre­ment la rude jeu­nesse de l’ar­tiste, la ge­nèse de la sta­tue et la brève exis­tence de Bon­champs. Pas de pal­sam­bleu ni de ver­tu­chou à tous les coins de page. Plus qu’un ro­man his­to­rique, « l’Ins­tant de grâce » est un ro­man po­pu­laire d’ex­cel­lente qua­li­té.

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