Des chi­rur­giens uti­lisent leur té­lé­phone à l’hô­pi­tal

L'Obs - - Les Chiffres - FLO­RENCE MAL­LE­RON

Med­scape pu­blie une en­quête in­quié­tante sur l’usage du té­lé­phone por­table par les pro­fes­sion­nels de san­té au sein des hô­pi­taux. Se­lon di­verses études, 66% des chi­rur­giens uti­lisent leur té­lé­phone, y com­pris en salle d’opé­ra­tion. Dans 54% des cas ob­ser­vés, les in­fir­miers et in­ternes étaient dis­traits parce qu’ils sur­faient sur le Net pen­dant le temps consa­cré aux ma­lades. Aux Etats-Unis, des mé­de­cins prennent même en photo leur pa­tient al­lon­gé sur la table d’opé­ra­tion, et dif­fusent les cli­chés sur Twit­ter ; ils ré­pondent à leurs ap­pels per­son­nels alors qu’ils sont cen­sés être concen­trés… Outre les ac­ci­dents chi­rur­gi­caux, le risque est aus­si bac­té­rien : 83% des smart­phones du corps mé­di­cal tes­tés pré­sen­taient des germes pa­tho­gènes. Pas de far­niente pour Thier­ry Man­don, cet été. Alors que la ren­trée uni­ver­si­taire ap­proche à grands pas, le se­cré­taire d’Etat à l’En­sei­gne­ment su­pé­rieur et à la Re­cherche va de­voir trou­ver une for­ma­tion aux 7 500 ba­che­liers qui n’ont tou­jours pas trou­vé de place dans le pre­mier cycle uni­ver­si­taire. « Chaque cas in­di­vi­duel se­ra trai­té d’ici à la ren­trée », pro­me­til. Se­lon lui, la hausse des de­mandes d’ins­crip­tion dans la fi­lière uni­ver­si­taire (+6,5% en 2015) ex­plique cette si­tua­tion. De son cô­té, l’Unef, le syn­di­cat étu­diant, dé­plore les ca­pa­ci­tés d’ac­cueil de plus en plus res­treintes des uni­ver­si­tés. Se­lon le syn­di­cat, 30% d’entre elles ont re­fu­sé d’ins­crire cer­tains ba­che­liers. Par ailleurs, tou­jours se­lon l’Unef, elles opé­re­raient une sé­lec­tion illé­gale des can­di­dats.

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