FAÏD, L’“AU­TO­DI­DACTE” DU BRA­QUAGE

Hold-up et éva­sions entre amis ! Cet été, “l’Obs” ra­conte quatre grandes tri­bus aux coups tordus et dont les seuls pa­tro­nymes ré­sonnent comme des cibles po­li­cières. Cette se­maine : Re­doine Faïd, son frère et ses potes de Creil

L'Obs - - Grands Formats - PATRICIA TOU­RAN­CHEAU

Bi­be­ron­né aux films de gangsters dans sa ci­té HLM de Creil (Oise), Re­doine Faïd, 42 ans, alias « l’Ecri­vain » ou « Doc », tra­vaille en fa­mille avec son fran­gin Fay­çal et re­crute la plu­part de ses com­plices dans son quar­tier d’ori­gine. De cam­brio­lages en hol­dup, de « sau­cis­son­nages » en prises d’otages, cet émule de Jacques Mes­rine, l’en­ne­mi pu­blic nu­mé­ro un des an­nées 1970, a en­quillé les coups sou­vent foi­reux ins­pi­rés de scènes et de ré­pliques de ci­né­ma. « Au­to­di­dacte » du bra­quage, se­lon ses mots, « l’Ecri­vain » passe pour un « mé­ga­lo » aux yeux de la bri­gade de ré­pres­sion du ban­di­tisme (BRB), et reste pour les truands che­vron­nés un « bal­tringue », ce qui n’est pas un com­pli­ment. En manque de re­con­nais­sance, Re­doine Faïd stig­ma­tise dans son au­to­bio­gra­phie, « Bra­queur » (1), les po­li­ciers spé­cia­li­sés, qui « més­es­timent les mecs des ci­tés » et pour qui « le voyou ne peut être qu’un Gau­lois pas­sé par la cen­trale. Ça ne peut pas être le Re­doine de Creil, cet Al­gé­rien de ban­lieue de merde ». De­puis, « Re­doine de Creil » a si­gné une éva­sion en so­lo et à l’ex­plo­sif par­fai­te­ment réus­sie de la mai­son d’ar­rêt de Lille-Se­que­din. C’était en avril 2013, et l’ex­ploit a re­do­ré son bla­son de voyou

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