Louis XIV superstar

L'Obs - - Critiques - JACQUES DRILLON

Tous les livres et sé­ries té­lé qui vont sor­tir pour l’oc­ca­sion vous le di­ront : ce se­ra le 1er sep­tembre, « à huit heures un quart et de­mi du ma­tin » (Saint-Simon). Ce­la fe­ra trois siècles que Louis XIV a re­joint l’âpre Dieu de la Main­te­non. Après sa mort, on l’ou­vrit comme un co­chon. Ses or­ganes étaient « sains et beaux » : « Il au­rait pu vivre cent ans. Son es­to­mac sur­tout éton­na, et ses boyaux, par leur vo­lume et leur éten­due, au double de l’or­di­naire, d’où lui vint d’être si grand man­geur. » Dans sa vie, il avait sur­vé­cu à trente-huit sai­gnées, à une opé­ra­tion pu­blique de la fis­tule anale; et les trente purges de sa ma­la­die de Mar­dyck eussent tué un che­val. Mais après sa scia­tique du 12 août, il n’a plus ja­mais marché. Elle est de­ve­nue roya­le­ment de la gan­grène, et, comme son cher Jean-Bap­tiste (Lul­ly) et notre cher Ar­thur (Rim­baud), il en est mort. « Pouf, la di­vine Pro­vi­dence », di­sait le car­di­nal Fel­tin…

Gra­vure de Louis XIV en em­pe­reur ro­main (1677).

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