Et ce ne se­rait pas les ser­vices russes qui au­raient or­ga­ni­sé la ré­volte dans le Don­bass ? L’homme fort des sé­pa­ra­tistes, Strel­kov, leur mi­nistre de la Dé­fense, était bien du FSB ?

L'Obs - - Débats -

Oui, Strel­kov, je le connais per­son­nel­le­ment, était un o cier du FSB mais qui a déso­béi aux ordres. Et s’il est en­core vi­vant, c’est un mi­racle.

Où en est votre par­ti et la Rus­sie au­jourd’hui ? En tant que par­ti d’op­po­si­tion, nous vi­vons la pire des si­tua­tions. Il y a les di cultés que nous ren­con­trons dans le Don­bass. Et l’échec des ma­ni­fes­ta­tions de l’op­po­si­tion en 2012, après les élec­tions, nous a aus­si tou­chés. De plus, avec le conflit en Ukraine, le pou­voir est de­ve­nu très po­pu­laire. Mal­gré la crise éco­no­mique et les sanc­tions à cause de cette guerre, le pou­voir peut res­ter po­pu­laire. Les Russes sont ca­pables d’en­cais­ser cette crise. Ils peuvent sa­cri­fier un cer­tain ni­veau de vie pour des idées. De­puis vingt-trois ans, de­puis l’e on­dre­ment de l’URSS, nous vi­vions une dé­pres­sion na­tio­nale. Nous étions de­ve­nus un peuple in­si­gni­fiant. Avec la Cri­mée, nous sommes sor­tis de cette dé­pres­sion. On le voit sur le vi­sage des gens.

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