Mais en 1991 la Cri­mée a vo­té ma­jo­ri­tai­re­ment, à 54%, pour l’in­dé­pen­dance de l’Ukraine…

L'Obs - - Dé­bats -

En ce temps-là, le peuple so­vié­tique ne com­pre­nait pas du tout ce qui l’at­ten­dait. Il pen­sait qu’avec le par­tage de l’URSS il au­rait une vie pa­ra­di­siaque. C’était une es­cro­que­rie que de don­ner le droit de vo­ter à des gens qui ne com­prennent rien du monde. Tout a chan­gé de­puis 1991. L’Ukraine peut exister comme un pays in­dé­pen­dant, comme un Etat. Mais elle doit rendre ses co­lo­nies, si­non elle vole un hé­ri­tage à la Rus­sie.

Pour ar­ri­ver à cette so­lu­tion, c’est la guerre ? Oui, c’est la guerre. En ce mo­ment, l’Ukraine vit une pas­sion na­tio­nale, mais elle ne doit pas tou­cher les ter­ri­toires d’Odes­sa, de Khar­kov. Il y a une ré­pres­sion sé­vère des par­ti­sans de Mos­cou en Ukraine. Tous les lea­ders pro­russes sont consi­dé­rés comme un dan­ger. Après les ma­ni­fes­ta­tions pour Mos­cou, le SBU [les ser­vices se­crets ukrai­niens] ar­rête les op­po­sants. C’est pour­quoi il y a peu de ma­ni­fes­tants pour la Rus­sie.

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