Pri­maire, ce qu’ils en pensent…

L'Obs - - Grands Formats -

STÉ­PHANE ROZÈS, PO­LI­TO­LOGUE pré­sident de la so­cié­té CAP (Conseils, Ana­lyses et Pers­pec­tives) Les in­tel­lec­tuels de cette af­faire ont en com­mun de pen­ser que c’est le haut qui fait le bas ; les concepts, les agré­gats éco­no­miques et les ins­ti­tu­tions qui font la so­cié­té. C’est pour moi l’ex­pres­sion d’un ma­laise, d’une in­com­pré­hen­sion d’une par­tie de la gauche. Ce­la ne coïn­cide pas avec les su­jets du pays. Dans la réa­li­té, c’est le pays qui fait le vi­sage po­li­tique et in­tel­lec­tuel. Il n’ad­vien­dra rien de cette mé­ca­nique. La pri­maire, ce n’est pas une ré­pé­ti­tion de la pré­si­den­tielle.

GILLES FIN­CHEL­STEIN di­rec­teur gé­né­ral de la Fon­da­tion Jean-Jau­rès et di­rec­teur des études d’Ha­vas World­wide en France Une pri­maire ‘de Ma­cron à Mé­len­chon’ a une chance sur mille de voir le jour. Mais cet ap­pel est un signe de la mu­ta­tion de la dé­mo­cra­tie, de la de­mande d’ho­ri­zon­ta­li­té et de dé­bat. Il peut être aus­si une ré­ponse stra­té­gique à la division de la gauche dans un es­pace de tri­par­ti­tion – s’il n’a pas pour ob­jec­tif ca­ché d’em­pê­cher la can­di­da­ture du pré­sident de la Ré­pu­blique au­jourd’hui af­fai­bli dans l’opi­nion. Bref, on ne peut pas écar­ter la dé­marche d’un re­vers de main et, s’agis­sant du dé­bat et du pro­jet, la Fon­da­tion Jean-Jau­rès y pren­dra, à sa place, toute sa part.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.