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L'Obs - - La Photo -

Quand j’ai en­ten­du que les forces ar­mées du ré­gime sy­rien bar­raient la route entre le poste-fron­tière turc d’On­cu­pi­nar et Alep, je sa­vais que la nou­velle était im­por­tante, car c’est un point de pas­sage obli­gé. Très vite, les hommes po­li­tiques turcs ont par­lé de mil­liers de ré­fu­giés qui al­laient ar­ri­ver. Je m’y suis ren­du pour voir ce qui se pas­sait du cô­té sy­rien. En ar­ri­vant, je suis al­lé à la ren­contre des membres d’une ONG turque et leur ai de­man­dé s’il était pos­sible de les ac­com­pa­gner. Ils m’ont ré­pon­du : « OK, al­lons-y », et j’avoue que je ne m’y at­ten­dais pas. Nous avons fran­chi le poste-fron­tière. Et je me suis re­trou­vé face à des Sy­riens qui vou­laient pas­ser en Tur­quie. Tous m’ont sem­blé en pi­teux état. Tous m’ont po­sé la même ques­tion : « Quand la fron­tière se­ra-t-elle ou­verte ? » B. K.

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