DON­NANT DON­NANT La me­nace de Valls fâche Gat­taz

L'Obs - - Le Téléphone Rouge - DE­NIS DEMONPION

Pierre Gat­taz a été pi­qué au vif. Tout ça parce que Ma­nuel Valls a me­na­cé de re­con­si­dé­rer les condi­tions dans les­quelles le gou­ver­ne­ment a oc­troyé des baisses de co­ti­sa­tions pa­tro­nales et des avan­tages fis­caux aux en­tre­prises. Deux ans après la mise en oeuvre du pacte de res­pon­sa­bi­li­té, l’im­pact sur l’em­ploi est égal à zé­ro ou presque si on se fonde sur la courbe du chô­mage en pro­gres­sion constante. Or les en­tre­prises ont dé­jà bé­né­fi­cié de 23,5 mil­liards sur les 41 mil­liards pré­vus. « Moi, je ne fais pas de po­li­tique, ré­plique, sans rire, le pré­sident du Me­def. Des en­ga­ge­ments chif­frés ont été pris. » Et il dé­gaine un bi­lan qu’il juge « po­si­tif » : 56 branches pro­fes­sion­nelles sur 700 en­vi­ron dis­cutent et né­go­cient, mais, à ce jour, seules 25 d’entre elles (dont l’in­dus­trie, le com­merce, le bâ­ti­ment et les ser­vices) ont « si­gné » un texte ou s’ap­prêtent à le faire. « Le Me­def ne signe pas seul les ac­cords, ajoute Gat­taz. S’il y a un échec, la res­pon­sa­bi­li­té est par­ta­gée. » Com­prendre : avec les syn­di­cats de sa­la­riés. Le pa­tron des pa­trons n’en dé­mord pas : « Nous avons joué le jeu. Nous le jouons. Nous conti­nue­rons de le jouer », jure-t-il. Sans res­sor­tir son pin’s pro­met­tant 1 mil­lion d’em­plois, il as­sure quand même que l’ob­jec­tif du plein em­ploi, ou un taux de chô­mage ra­me­né à 6%, est at­tei­gnable. A près d’un an de l’élec­tion pré­si­den­tielle, le Me­def in­ter­pelle les fu­turs can­di­dats. « La seule ques­tion qui vaille, lance Gat­taz, c’est : com­ment crée-t-on de l’em­ploi en France ? » Il se­rait temps que le gou­ver­ne­ment et les par­te­naires so­ciaux se mettent d’ac­cord sur la ré­ponse…

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