DiCa­prio “C’est mon film le plus éprou­vant”

L'Obs - - Débats -

Il est à la fois bla­gueur et em­pe­sé, ga­min et homme d’af­faires. De­ve­nu la star la plus convoi­tée de Hol­ly­wood, Leo­nar­do DiCa­prio, 41 ans, est in­con­tour­nable : il choi­sit, avec flair, les meilleurs films, rafle les plus beaux rôles, met la main sur les pro­jets stel­laires. « C’est mon kar­ma », dit-il en riant. Fi­ni le temps des grandes fêtes, des sor­ties avec top mo­dels (en­core que…), des in­ter­views tous azi­muts. Avec « The Re­ve­nant », Leo­nar­do en­tasse les ré­com­penses : no­mi­na­tions aux Os­cars, aux Bafta, aux Gol­den Globes et, sans doute, aux Palmes aca­dé­miques. Ce fils d’un ba­ba co­ol des­si­na­teur de co­mics et d’une se­cré­taire al­le­mande a été bap­ti­sé par ha­sard : c’est de­vant une toile de Léo­nard de Vin­ci que sa mère, en­ceinte, l’a pour la pre­mière fois sen­ti bou­ger dans son ventre. A 5 ans, le bam­bin tour­nait des pu­bli­ci­tés. A 14 ans, il jouait dans des feuille­tons té­lé. « J’ai juste conti­nué », dit-il. Qui au­rait cru que le pe­tit Leo­nar­do – 17 ans en 1991 – qui te­nait alors un rôle mi­nus­cule dans un na­nar d’hor­reur, « Crit­ters 3 », al­lait de­ve­nir une ve­dette pla­né­taire ? Quand il in­carne Rim­baud, en 1995, le pro­duc­teur fran­çais le pré­dit : « Ce gar­çon se­ra cé­lèbre. » La pro­phé­tie s’ac­com­plit un an plus tard, avec « Ro­méo + Ju­liette », film im­pos­sible, où il faut chan­ter, dan­ser, et par­ler en Sha­kes­peare mâ­ti­né de rap. Mais c’est « Ti­ta­nic » (1997) qui va le pro­pul­ser au fir­ma­ment. Alors que cer­tains pré­disent que le suc­cès du film va le car­bo­ni­ser, c’est le contraire qui se pro­duit : tout le monde le de­mande. Il tourne avec Woo­dy Al­len, Spiel­berg, Sam Mendes, Clint East­wood, Ch­ris­to­pher No­lan, Ta­ran­ti­no. « Pour moi, dit-il, le film d’Ale­jan­dro Iñár­ri­tu est un poème vi­suel. C’est le film le plus éprou­vant, pour moi. » Le pire, pa­raît-il, a été de se plon­ger dans des tor­rents gla­cés. Le pro­chain film de Leo­nar­do DiCa­prio, « le Diable dans la ville blanche », se­ra si­gné Martin Scor­sese. Leur sixième film en­semble. Mais, fait re­mar­quer Leo­nar­do, « Fel­li­ni a tour­né sept films avec Mas­troian­ni, et Max von Sy­dow, onze avec Berg­man ». Donc : à suivre.

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