FRUITS ET LÉ­GUMES :

HALTE PES­TI­CIDES !

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S’il fal­lait choi­sir une seule ca­té­go­rie de den­rées bio, ce se­rait celle-ci, tant l’agriculture conven­tion­nelle a la main lourde sur les pes­ti­cides. De­puis la pu­bli­ca­tion d’un rap­port choc de l’In­serm (2), les ra­vages de ces sub­stances ne font plus au­cun doute. In ute­ro, chez l’en­fant ou chez les per­sonnes tra­vaillant en mi­lieu agri­cole, l’ex­po­si­tion aux pes­ti­cides fait ex­plo­ser les ma­la­dies graves : troubles du dé­ve­lop­pe­ment, mal­for­ma­tions, can­cers…

Lors­qu’on sait que cer­taines pommes cro­quées en France ont re­çu jus­qu’à une quin­zaine de trai­te­ments in­sec­ti­cides et plus de vingt-huit trai­te­ments fon­gi­cides, sans par­ler des her­bi­cides, il y a de quoi s’alar­mer. Par pré­cau­tion, il est donc re­com­man­dé d’ache­ter en bio les fruits et lé­gumes les plus pol­lués en non-bio, tout par­ti­cu­liè­re­ment lors­qu’ils sont des­ti­nés aux plus pe­tits. L’ONG Pes­ti­cide Ac­tion Net­work Eu­rope a ain­si clas­sé les plus char­gés en pes­ti­cides et per­tur­ba­teurs en­do­cri­niens. Fi­gurent sur cette liste noire, en par­tant du plus conta­mi­né : lai­tue, to­mate, concombre, pomme, poi­reau, pêche, fraise, poire, rai­sin, poi­vron, chou, chou-fleur, au­ber­gine, ca­rotte, épi­nard, ba­nane, pomme de terre, pe­tit pois. Les agrumes, où l’es­sen­tiel des sub­stances toxiques est concen­tré dans la peau, pré­sentent moins de risque. On peut donc faire l’im­passe sur le bio, à condi­tion de ne pas consom­mer leur zeste.

Le gain est aus­si fla­grant sur le plan nu­tri­tion­nel. « Les fruits et lé­gumes bio, moins char­gés en eau, sont plus denses en ma­tière sèche. Ils re­cèlent donc plus de nu­tri­ments : ma­gné­sium et, se­lon les études, fer et zinc. Ils sont aus­si plus riches en an­ti­oxy­dants : po­ly­phé­nols, fla­vo­noïdes et vi­ta­mine C », ex­plique le nu­tri­tion­niste De­nis Lai­ron.

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