SPÉCIAL PLA­CE­MENTS

L’an­née s’an­non­çait pro­pice… Pa­ta­tras ! Ces der­nières se­maines, on a vu res­sur­gir la me­nace d’une crise fi­nan­cière glo­bale. Rai­son de plus pour se mon­trer vi­gi­lant. Du plus sûr au plus ris­qué, notre guide vous per­met­tra de conti­nuer à faire fruc­ti­fier vot

L'Obs - - Le Sommaire - DOS­SIER CONÇU PAR AGENCE FO­RUM NEWS, RÉ­DAC­TION EN CHEF CA­RO­LINE BRUN, RÉ­DAC­TION SONIA DU­MONT ET LÉA SI­MON. ILLUS­TRA­TIONS : GREYGOUAR

Des places bour­sières qui dé­vissent par­tout dans le monde, une perte de confiance et une ex­trême ner­vo­si­té des in­ves­tis­seurs : le cli­mat an­xio­gène qui règne sur les mar­chés fi­nan­ciers en ce dé­but d’an­née 2016 rap­pelle aux épar­gnants les mau­vais sou­ve­nirs de la crise de 2008. Avec des va­leurs ban­caires mas­sa­crées, la so­li­di­té de ces éta­blis­se­ments est à nou­veau en ques­tion. Clai­re­ment, le spectre du krach hante les es­prits. On sa­vait la bourse ver­sa­tile, im­pré­vi­sible et ac­ci­den­tée à court terme, mais l’onde de choc amor­cée cet été s’est am­pli­fiée ces der­nières se­maines pour sub­mer­ger toute la pla­nète fi­nan­cière. Quel re­tour de bâ­ton, alors que la place de Pa­ris avait réa­li­sé un beau par­cours haus­sier de­puis deux ans ! Mais les se­cousses des mar­chés fi­nan­ciers sont de plus en plus fortes et sur­tout s’en­chaînent à une fré­quence plus éle­vée.

Pour le simple par­ti­cu­lier qui dis­pose d’ac­tions, cette pé­riode est di cile à vivre. Il se re­trouve face à un cruel di­lemme : gar­der la tête froide pour en­cais­ser ces baisses à ré­pé­ti­tion et sup­por­ter les moins-va­lues ou tout vendre pour évi­ter le pire ? Ce contexte de crise rap­pelle à ceux qui l’avaient ou­blié que faire fruc­ti­fier son épargne est de­ve­nu un vrai cas­se­tête. Même si l’on ac­cepte le risque, la bourse ne paie pas à tous les coups. A l’op­po­sé, le temps des pla­ce­ments sans risque, li­quides et lu­cra­tifs est fi­ni. Le ni­veau his­to­ri­que­ment bas des taux a des consé­quences pour les par­ti­cu­liers. S'il est une au­baine pour les em­prun­teurs friands d’ar­gent ac­ces­sible, cet en­vi­ron­ne­ment s’avère une ca­la­mi­té pour les in­ves­tis­seurs en quête de ré­mu­né­ra­tion. Les pla­ce­ments vic­times des taux bas sont au­jourd’hui nom­breux. Il y a toute la pa­no­plie des pro­duits d’épargne sans risque tels que les li­vret A et LDD, qui servent pé­ni­ble­ment 0,75 % ou le Plan d’épargne lo­ge­ment (PEL) ra­me­né, le 1er fé­vrier, à 1,5 %. L’as­su­rance-vie en eu­ros n’est pas en reste. En 2015, le taux moyen est es­ti­mé à 2,3 % contre 3,4 % en 2011. Cer­tains avancent du 1 % d’ici à cinq ans !

Ces éro­sions ont de quoi dé­sta­bi­li­ser les Fran­çais. Est-ce une rai­son pour se ré­si­gner et ne rien faire ? Cer­tai­ne­ment pas. Il reste quelques pa­rades pour per­mettre aux éco­no­mies de « faire des pe­tits ». Plus que ja­mais, il faut ti­rer par­ti d’une in­fla­tion zé­ro, un ni­veau ja­mais at­teint de­puis près de soixante ans. Bien que fai­ble­ment ré­mu­né­ra­teurs, les pla­ce­ments sans risque, peu fis­ca­li­sés, ne sont pas à dé­lais­ser. En­suite, on peut mettre le cap sur des in­ves­tis­se­ments aux ren­de­ments in­cer­tains mais ba­li­sés comme l’as­su­rance-vie mul­ti­sup­ports, l’épargne re­traite, les SCPI et l’im­mo­bi­lier lo­ca­tif. Tous pro­mettent, à long terme, da­van­tage de pers­pec­tives de gains. En­fin, les ama­teurs de sen­sa­tions fortes pour­ront s’orien­ter avec me­sure vers des pro­duits aux ren­de­ments en­core plus aléa­toires mais gé­né­ra­teurs de plus­va­lues (ou de moins-va­lues). Ce scé­na­rio est en­vi­sa­geable quand on a du temps de­vant soi, par des achats de titres en bourse et/ou d’ac­tions de so­cié­tés non co­tées. Quant à l’or et au vin, ils consti­tuent des axes de di­ver­si­fi­ca­tion à consom­mer à doses ho­méo­pa­thiques. Evi­dem­ment, ces choix et la pondération qu’on donne à chaque type de pro­duit vont dé­pendre de mul­tiples pa­ra­mètres : si­tua­tion per­son­nelle, pro­fes­sion­nelle et fis­cale, ca­pa­ci­té d’épargne, goût du risque… A cha­cun se­lon ses be­soins et ses moyens !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.