LA DER­NIÈRE BANDE DE SA­MUEL BECKETT

L'Obs - - Critiques - J. N.

Jus­qu’au 30 juin, Théâtre de l’OEuvre, Pa­ris-9e, 01-44-53-88-88, 21 heures.

Après quatre an­nées pas­sées au Théâtre de l’OEuvre, Frédéric Franck jette l’éponge. Rin­cé. Trop de com­bats per­dus. C’est avec « la Der­nière Bande », de Beckett, qu’il clôt sa di­rec­tion. La même pièce avec la­quelle il l’avait en­ta­mée. Mais cette fois dans une mise en scène de l’Al­le­mand Pe­ter Stein. Et avec Jacques We­ber dans le rôle de Krapp, ce vieil homme qui, pour cha­cun de ses an­ni­ver­saires, en­re­gistre au ma­gné­to­phone le bi­lan de l’an­née écou­lée et qui, sen­tant sa mort pro­chaine, place une ul­time bo­bine sur l’ap­pa­reil. Ac­teur sou­vent plus so­nore qu’in­tense, We­ber se ré­vèle ici tout aus­si sai­sis­sant qu’il était drôle dans « le Prix Mar­tin », de La­biche. Ça lui réus­sit de tra­vailler sous la di­rec­tion de Pe­ter Stein. Même si l’on n’est pas un fervent du théâtre de Beckett, on ne peut qu’être ému par ce vieux clown four­bu, ac­ca­blé, in­ca­pable de com­prendre les mots pour­tant pro­non­cés par lui en d’autres temps.

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