Le coup de gueule de Mas­son­neau

L'Obs - - Le Téléphone Rouge -

As­sez. » C’est le titre d’un mail cour­rou­cé que la dé­pu­tée ex-EELV Vé­ro­nique Mas­son­neau a en­voyé le 13 mai der­nier à ses col­lègues du groupe éco­lo à l’As­sem­blée na­tio­nale, avant qu’il ex­plose en vol. En cause : un ar­ticle du « Monde » du même jour où Mas­son­neau, alors pres­sen­tie pour de­ve­nir vice-pré­si­dente du Pa­lais-Bour­bon, était mise en cause. Des dé­pu­tés éco­los a rmaient qu’elle s’était plainte dans le pas­sé de De­nis Bau­pin, ac­cu­sé de har­cè­le­ment et d’agres­sion sexuelle, et dé­non­çaient son « si­lence ». Ré­ponse sèche de l’élue de la Vienne : « As­sez de ce pro­cès dé­gueu­lasse qui cherche à me faire pas­ser soit pour une vic­time consen­tante, soit pour une com­plice de har­cè­le­ment. Res­pec­ter la pa­role des femmes, c’est res­pec­ter celles qui dé­noncent ce qu’elles ont vé­cu comme tel, comme res­pec­ter celles qui ne se sont ja­mais sen­ties vic­times… Je n’ai be­soin de per­sonne pour dé­ter­mi­ner quand je me sens avi­lie et vic­time de com­por­te­ments in­con­ve­nants. » Au pas­sage, l’éco­lo qui a de­puis re­joint le groupe PS à l’As­sem­blée rap­pelle son « at­ta­che­ment à la pré­somp­tion d’in­no­cence » et son « re­fus de sub­sti­tuer le lyn­chage mé­dia­tique à la jus­tice et au droit ». Elle a ac­cep­té de té­moi­gner

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