Ga­by, oh Ga­by

LE VI­RUS DE L’AMNÉ­SIE, PAR PE­TER CA­REY, TRA­DUIT DE L’AN­GLAIS PAR JO­HAN-FRÉDÉRIK HEL GUEDJ, ACTES SUD, 390 P., 23,50 EU­ROS.

L'Obs - - Critiques - DI­DIER JA­COB

Fe­lix Moore est un lo­ser de pre­mière. An­cien gau­chiste, jour­na­liste spé­cia­li­sé dans les a aires louches, il vient de se faire condam­ner pour di ama­tion et risque de perdre dé­fi­ni­ti­ve­ment son job à force de jouer les Su­per­man contre des in­té­rêts qui le dé­passent. Son vieil ami Woo­dy Townes lui tend la main pour le sor­tir de là – en lui plan­tant de l’autre un cou­teau dans le dos. Il veut que Fe­lix écrive un livre de com­plai­sance sur la nou­velle égé­rie du cy­ber­ter­ro­risme, Ga­by Bailleux. Ga­by s’est fait connaître des au­to­ri­tés en li­bé­rant un vi­rus in­for­ma­tique dont l’ac­tion s’est ré­vé­lée dé­vas­ta­trice pour les jus­tices amé­ri­caine et aus­tra­lienne, le vi­rus en ques­tion ayant per­mis de dé­ver­rouiller les portes de cel­lules dans des cen­taines de pri­sons, avec l’e et qu’on ima­gine. Pris au piège, Fe­lix tente donc de pé­né­trer dans le cer­veau de Ga­by, tout en es­sayant d’y voir plus clair dans le mael­ström de sa vie. On le voit, Pe­ter Ca­rey (pho­to) s’amuse – et quand il s’amuse, l’écri­vain aus­tra­lien de­vient dia­bo­lique.

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