Un “Sacre” à Nîmes

PINA BAUSCH : CA­FÉ MÜL­LER ET LE SACRE DU PRIN­TEMPS, PAR LE TANZTHEATER DE WUPPERTAL. DU 6 AU 9 JUIN À 22 HEURES, ARÈNES DE NÎMES ; RENS. : 04-66-36-65-10.

L'Obs - - Critiques - RA­PHAËL DE GUBERNATIS

C’est la deuxième fois, du moins en France, que « le Sacre du prin­temps » (« Früh­ling­sop­fer ») de Pina Bausch est dan­sé en plein air. La pre­mière fois s’était dé­rou­lée à la Cour d’hon­neur du Pa­lais des Papes, lors du Fes­ti­val d’Avi­gnon de 1995. Il y a vingt-et-un ans ! Et dans l’im­men­si­té de la Cour, la puis­sance in­ouïe de la cho­ré­gra­phie comme la dé­me­sure de la mu­sique de Stra­vins­ki avaient trou­vé un cadre qui en dé­cu­plait l’im­pact. Nul doute qu’aux arènes de Nîmes, où le Tanztheater de Wuppertal se pro­duit pour la pre­mière fois, l’e et se­ra iden­tique. Nul doute aus­si que « Ca­fé Mül­ler », qui pré­cède le « Sacre » au cours du même pro­gramme, ne sou re en re­vanche de l’im­men­si­té des lieux. On le sa­vait dé­jà avant que cet ou­vrage in­ti­miste et déses­pé­ré ne soit mon­tré à Avi­gnon. Ce ne se­ra évi­dem­ment pas mieux à Nîmes. D’au­tant que Pina Bausch n’est plus là dé­sor­mais pour in­ter­pré­ter elle-même le plus dé­chi­rant de ses chefs-d’oeuvre.

« Le Sacre du prin­temps ».

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