LES MULES

L'Obs - - Tendances - par AU­DREY MOU­LIN

On les avait lais­sées dans les vieux films des an­nées 1950. Elles ré­ap­pa­raissent, soixante ans plus tard, dans les pages des ma­ga­zines, aux pieds de tous les people, et dé­filent sur les po­diums de­puis quelques sai­sons dé­jà. Ver­sion cla­quettes de pis­cine ou ba­bouches, avec dé­coupe mo­cas­sin ou es­car­pin, ta­pis­sées de four­rure hir­sute comme chez Guc­ci, on a l’em­bar­ras du choix. Oui, mais porte-t-on réel­le­ment des mules dans la vraie vie ? Ces sou­liers si fé­mi­nins qui dé­voilent les ta­lons sont-ils confor­tables ? Est-il in­dis­pen­sable de cé­der à la ten­dance ? La ré­ponse est oui. Elles vont avec tout ou presque. Avec ou sans ta­lon, ul­tra­sexy ou ul­tra­bran­chée, ri­go­lote ou très clas­sique, la mule ap­porte une touche chic et dé­con­trac­tée.

PEOPLE

Scar­lett Jo­hans­son se lance dans la ten­dance en por­tant des mules à ta­lons d’un bleu pâle, li­mite tur­quoise. Elle les as­so­cie so­bre­ment à un pe­tit tailleur noir. Vic­to­ria Beck­ham, autre in­con­di­tion­nelle de l’ob­jet, en pro­pose dans son der­nier dé­fi­lé. Mais c’est le mo­dèle plat à bout poin­tu qu’on a le plus ob­ser­vé sur les po­diums.

COMMENT LES POR­TER?

Avec une com­bi­nai­son, l’autre grande ten­dance de ce prin­temps-été 2016. Un es­prit un peu mas­cu­lin qui ac­cen­tue la « sexy­tude » et le cô­té désuet des mules à ta­lons. Pour celles qui n’osent pas : l’as­so­cia­tion mules plates et jupe-cu­lotte se­ra tout aus­si ten­dance et… au­da­cieuse.

PO­DIUM

Pra­da, Cé­line, Ch­loé, Guc­ci (les fa­meuses mules à four­rure) et, bien sûr, Her­mès. Les mules sont sur tous les po­diums, ces der­nières col­lec­tions. A ta­lons, sans ta­lons, fa­çon ba­bouches, à four­rure, en vi­nyle, en cro­co­dile ou sim­ple­ment en cuir lisse, comme chez Her­mès. Elles sont dé­fi­ni­ti­ve­ment l’ac­ces­soire à la mode.

C’ÉTAIT HIER

La chan­teuse Deb­bie Har­ry im­po­sait ses mules même sur scène. Mais les plus my­thiques res­tent celles d’Oli­via New­ton-John dans « Grease », avec cette scène d’an­tho­lo­gie, où elle écrase sa ci­ga­rette avec sa mule rouge fla­shy, de­vant John Tra­vol­ta. A l’ori­gine, au XVIIIe siècle, les femmes chaus­saient ces sou­liers non pas pour mar­cher mais pour flâ­ner, à l’in­té­rieur comme à l’ex­té­rieur.

Look Stéphane Ké­lian.

Com­bi­nai­son, Cos, 115 €

Sac, Ti­la March, 295 €

Mules, Stéphane Ké­lian, 410 €

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