Le le­vier des SCPI

L'Obs - - Placements - VI­VIANE CARTAIRADE

Il n’y a pas que les ac­tions dans la vie. A en croire les conseillers en ges­tion de pa­tri­moine, les SCPI (so­cié­tés ci­viles de pla­ce­ment im­mo­bi­lier) se­raient le nou­vel eldorado des épar­gnants. A pre­mière vue, elles ont tout pour plaire : ac­cès au mar­ché des bu­reaux et com­merces ha­bi­tuel­le­ment in­ac­ces­sible aux par­ti­cu­liers, ti­cket d’en­trée raisonnable, mu­tua­li­sa­tion des in­ves­tis­se­ments, re­ve­nu tri­mes­triel ré­gu­lier. En 2015, les SCPI a chaient un ren­de­ment moyen de 4,85% pen­dant que la va­leur des parts pro­gres­sait de 1,55%. Sé­dui­sant. Pour au­tant, on se gar­de­ra d’ou­blier que leur ren­ta­bi­li­té s’érode au fil des ans, et que la pierre-pa­pier su­bit aus­si les aléas de la conjoncture éco­no­mique. Les épar­gnants qui ont es­suyé la crise des an­nées 1990 quand les SCPI ont dé­vis­sé de 15% quatre an­nées d’a lée peuvent en té­moi­gner. Du fait du ver­se­ment ré­gu­lier des loyers, les SCPI re­pré­sentent néan­moins un vé­hi­cule adap­té pour se consti­tuer un pa­tri­moine en bé­né­fi­ciant de l’e et de le­vier du cré­dit. Même si le prix des parts baisse ponc­tuel­le­ment, le re­ve­nu reste stable en va­leur ab­so­lue. « C’est de l’op­ti­mi­sa­tion d’épargne ; mais il faut s’ins­crire dans la du­rée », alerte Paul Bour­dois, co­fon­da­teur de Fran­ceSc­pi.com. NOS PRÉ­FÉ­RÉES : Épargne fon­cière (La Fran­çaise AM), Im­mo­rente (So­fi­dy SA), Ri­vo­li Ave­nir Pa­tri­moine (Amun­di Im­mo­bi­lier). On évi­te­ra les SCPI fis­cales, dont l’avan­tage fis­cal se paie par un ren­de­ment ané­mique et une in­cer­ti­tude sur la va­leur de re­vente à terme.

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