Da­vid Guet­ta

A l’oc­ca­sion de l’Euro 2016, dont il a com­po­sé l’hymne of­fi­ciel, le DJ et pro­duc­teur donne un concert gra­tuit, le 9 juin, au pied de la tour Eif­fel

L'Obs - - 10 Choses À Savoir Sur… -

1

FRENCH TOUCH Né un 7 no­vembre, comme Al­bert Ca­mus, l’au­teur de « Sexy Bitch » contri­bue avec force au rayon­ne­ment de la France dans le monde. Cham­pion de notre com­merce ex­té­rieur na­tio­nal, col­la­bo­ra­teur de Ni­cki Mi­naj ou de Kel­ly Row­land, il a ven­du 10 mil­lions d’al­bums et 35 mil­lions de singles. Il compte 20 mil­lions de fol­lo­wers sur Twit­ter (à peine 18 mil­lions de plus que Fran­çois Hol­lande). Se­lon le ma­ga­zine « Forbes », le Fran­çais était, en 2015, le deuxième DJ le mieux payé au monde, der­rière l’Ecos­sais Cal­vin Har­ris, avec 37 mil­lions de dol­lars de gains. Il signe au­jourd’hui « This One’s for You », l’hymne de l’Euro 2016, en an­glais (French Touch oblige).

2

BARBARIE Né un 7 no­vembre, comme Franck Du­bosc, Da­vid Guet­ta voit le jour en 1967 à Bou­logne-Billan­court (Hautsde-Seine). Son père, Pierre Guet­ta, est un so­cio­logue, col­la­bo­ra­teur de Mi­chel Cro­zier et proche de la re­vue « So­cia­lisme ou Barbarie ». Pour les pa­rents du pe­tit Da­vid, « DJ, c’était rien, c’était le mec qui est in­ca­pable d’être bar­man », dit l’ar­tiste ré­si­lient.

3

GUY LUX Sa pre­mière ap­pa­ri­tion té­lé re­monte à l’an­née 1991, sur la chaîne FR3, dans « la Classe », émis­sion créée par Guy Lux et pré­sen­tée par Fa­brice. Guet­ta ac­com­pagne aux pla­tines Sid­ney, l’ex-ani­ma­teur de l’émis­sion « H.I.P. H.O.P. », qui rappe ces pa­roles pro­phé­tiques : « Da­vid Guet­ta / Tu pousses le son, à fond, c’est bon / Quand on a l’don et l’ex­pé­rience… »

4

HOUSE MU­SIC A ses dé­buts au Broad, une dis­co­thèque gay du quar­tier des Halles, à Pa­ris, on sur­nom­mait ten­dre­ment Da­vid Guet­ta « le pe­tit hé­té­ro », à cause de ses orien­ta­tions sexuelles bien à lui. C’est au Broad qu’il a dé­cou­vert la house mu­sic.

5

BATACLAN En 1994, avec son épouse tou­lon­naise, Ca­thy, fille de mi­li­taire, ex-mar­chande de pra­lines et an­cienne em­ployée de la dis­co­thèque les Bains-Douches, il or­ga­nise au Bataclan des « soi­rées nou­nours avec des pe­luches lan­cées dans le pu­blic par des pères Noël bo­dy­buil­dés, vê­tus d’un simple string, […] et des soi­rées Sis­si im­pé­ra­trice en cos­tumes d’époque », ra­conte son bio­graphe Fré­dé­rick Ra­pilly dans « Da­vid Guet­ta, No Li­mit » (Ed. First).

6

SUPERSTAR L’Amé­rique nous l’en­vie de­puis qu’il a co­si­gné avec les Black Eyed Peas « I Got­ta Fee­ling » (2009). En 2010, le ma­ga­zine « Bill­board » lui consa­crait un ar­ticle in­ti­tu­lé : « Comment une star de la dance mu­sic fran­çaise a chan­gé le son du Top 40 ». I « Guet­ta » Fee­ling.

7

PROPHÈTE Est-ce parce qu’il avoue dans ses in­ter­views uti­li­ser le sham­pooing Head & Shoul­ders ? En France, on fait as­sez peu de cas de Da­vid Guet­ta. Guet­ta, c’est notre As­su­ran­ce­tou­rix, ce­lui qu’on aime li­go­ter et bâillon­ner les soirs de ban­quet au vil­lage. Sa « mu­si­ca­li­té » est un ob­jet de ri­sée : « les Gui­gnols de l’in­fo » ima­ginent qu’un ca­nard at­taque Guet­ta en jus­tice pour pla­giat ; et, se­lon les hu­mo­ristes du site Go­ra­fi, l’ar­tiste se­rait sourd à 95%. Nul n’est prophète en son pays. Mais Guet­ta n’en a cure. « Je m’en fous main­te­nant. Ma car­rière ne dé­pend pas de la France », dit-il ai­ma­ble­ment. 8 CAVALIER DE LA NUIT En 2015, coi é de plumes amé­rin­diennes, il s’ex­hi­bait sur un che­val dans une de ses soi­rées « Fuck Me I’m Fa­mous » au Pa­cha d’Ibi­za. De­puis, 10 671 dé­fen­seurs de la cause che­va­line ont si­gné une pé­ti­tion pour l’em­pê­cher de prendre le mors aux dents.

9

VERBATIM « Etre cré­dible ne m’in­té­resse pas ; ce que je veux, c’est être in­croyable. » (Da­vid Guet­ta.)

10

PLAGIAIRE ? Co­pro­duc­teur de « Lean on », le tube de Ma­jor La­zer (1,5 mil­liard de vues sur YouTube), DJ Snake, ce ser­pent, a fait sa­voir sur Twit­ter que l’hymne que Guet­ta a com­po­sé pour l’Euro était « une contre­fa­çon de “Lean on” ». Lea­der de Ma­jor La­zer, Di­plo a ren­ché­ri par des ac­cu­sa­tions rep­ti­liennes : « Je res­pecte mes aî­nés, mais quand ils nous pillent, vient la sai­son des re­pré­sailles… » Quant aux pu­ristes, ils ont re­mar­qué que le der­nier titre de Guet­ta, « The Death of EDM », res­sem­blait beau­coup à « Pur­suit », du mu­si­cien lyon­nais Ge­sa el­stein. Après tout, les pre­miers mots de l’hymne o ciel de Guet­ta pour l’Euro ne sont-ils pas : « Nous sommes nés pour vo­ler » ? FA­BRICE PLISKIN

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.