Mère forte à agi­tée

MES CHÈRES FILLES, JE VAIS VOUS RA­CON­TER…, PAR MARISA BRU­NI TE­DES­CHI, RO­BERT LAFFONT, 300 P., 20 EU­ROS.

L'Obs - - Critiques - SO­PHIE DELASSEIN

Ça s’an­nonce mal dès la cou­ver­ture : ce n’est pas l’au­teur qui y fi­gure, mais ses deux filles, la ci­néaste et co­mé­dienne Va­le­ria Bru­ni Te­des­chi et la chan­teuse et femme d’ex-président Car­la Bru­ni-Sar­ko­zy. Lire les trois cents pages de l’au­to­bio­gra­phie sans style d’une femme qui n’a ja­mais créé, c’est long et pé­nible. Exemple de ce pas­sion­nant ré­cit : « En­fin gué­rie de ma pleu­ré­sie, les mé­de­cins me conseillèrent un sé­jour à la mon­tagne, et nous dé­ci­dâmes d’y al­ler avec ma­man et sa cou­sine Ni­cole. » Mieux : « Mon ma­ri était une cas­se­role en ébul­li­tion qui ne peut gar­der son cou­vercle sur elle. » Qui diable ce­la peut-il in­té­res­ser ? On sent bien que ma­man Bru­ni Te­des­chi n’a écrit ce livre que pour la page 211 et son cha­pitre « Mau­ri­zio, ou la jeu­nesse écla­tante ». Pour vous faire éco­no­mi­ser 20 eu­ros, on vous an­nonce que Mau­ri­zio, 19 ans au mo­ment où il de­vient l’amant de Marisa Bru­ni Te­des­chi, alors âgée de 35 ans, est le vrai père de Car­la Bru­ni-Sar­ko­zy. Sa­chez aus­si qu’Al­ber­to, le ma­ri trom­pé, « fut très com­pré­hen­sif » et a ai­mé la pe­tite Car­la comme sa propre fille. C’est co­ol que ça fi­nisse bien.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.