Ren­contres fran­co-co­réennes

COM­PA­GNIE NA­TIO­NALE DE CO­RÉE : “SHIGANÈ NAÏ”. DU 16 AU 24 JUIN, THÉÂTRE NA­TIO­NAL DE CHAILLOT, CHO­RÉ­GRA­PHIE DE JO­SÉ MONTALVO POUR LES DAN­SEURS CORÉENS ; 01-53-65-30-00.

L'Obs - - Critiques - RA­PHAËL DE GUBERNATIS

Créée en 1962 à l’époque où la Co­rée du Sud se re­cons­trui­sait après les ra­vages cau­sés par la ter­rible guerre qui op­po­sa le Nord au Sud, la Com­pa­gnie na­tio­nale de Co­rée s’est don­née au cho­ré­graphe Jo­sé Montalvo dans le cadre des manifestations illus­trant l’an­née Fran­ceCo­rée. Ce der­nier a dé­cou­vert une an­tique ci­vi­li­sa­tion, des danses, des mu­siques, des rites, des cos­tumes aux an­ti­podes de son uni­vers. Les Coréens, quant à eux, ont ap­pris un monde fa­cé­tieux, plein de fan­tai­sie, d’images folles, de confron­ta­tions im­pro­bables à l’op­po­sé de leur rai­deur confu­céenne. Ce­la donne « Shiganè naï » où Montalvo ex­ploite la vir­tuo­si­té, la dis­ci­pline des dan­seurs coréens. Dans leurs tra­di­tions sé­cu­laires, le cho­ré­graphe fran­çais a pui­sé de quoi bâ­tir un spec­tacle contem­po­rain. Et c’est de cette tension entre deux mondes si di érents qu’est née dans l’al­lé­gresse cette pièce sur­pre­nante pour les Coréens et sans doute aus­si pour les Fran­çais.

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